Jean Lassalle

Député

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Nous vivons une époque inquiétante et troublée par une menace terroriste alimentée par une hypermédiatisation façonnant un hyper terrorisme terrifiant. La prorogation de l’état d’urgence est, à mon sens un signal inapproprié. Nos gouvernements successifs ont la paradoxale faculté d’ériger aux rangs d’absolu des universaux à violer avec aplomb les principes qu’ils en tirent et à ressentir la nécessité d’élaborer des justifications théoriques.

Or, la réponse ne se trouve pas dans des décisions restreignant les libertés. Car depuis sa mise en place, l’état d’urgence n’a cessé de faire polémique. Assignations à résidence sans procédure judiciaire, perquisitions violentes, arrestations abusives et autres méthodes peu démocratiques, nous noient, aujourd’hui dans un régime exceptionnel, qui ne saurait se substituer de façon pérenne à l’état de droit.

Aujourd’hui, trois mois et demain ? Combien de temps encore les libertés des Français seront-elles restreintes ? Lorsque Manuel Valls, dans une interview à la chaine BBC, déclare que l’état d’urgence sera maintenu jusqu’à la défaite de Daesh, lorsque la France vend des armes aux pétromonarchies qui alimentent la déstabilisation du Moyen-Orient ou quand notre pays agit en secret en Libye, comment ne pas s’inquiéter des mystérieux agissements du gouvernement et d’une rupture avec nos principes démocratiques ?

Combattre le terrorisme est indispensable, mais notre pays, connu pour son audace et son initiative en matière de liberté et de justice, semble aujourd’hui se recroqueviller sur lui-même. Voter ce projet de loi, inscrivant dans notre Constitution la déchéance de nationalité et l’état d’urgence, n’est pas une réponse digne de notre Nation. Quelle sera l’image de la France dans le monde, en Europe, si elle viole aujourd’hui une convention européenne des droits de l’homme dont elle fut jadis la fervente instigatrice ?

La Constitution a déjà tous les éléments qu’il faut pour servir et protéger nos concitoyens. Évitons d’ajouter de la confusion à la confusion, de la peur à la peur. Évitons de montrer du doigt, ne serait-ce que dans nos fantasmes les plus fous, des communautés qui sont la France.

Il ne faut pas, dans un pays qui compte plus de six millions de musulmans, continuer à parler comme nous le faisons, continuer à alimenter la haine.

La solution n’est pas dans la brutalité, la privation, le rigorisme.

La solution n’est pas dans des manœuvres militaires et politiques dissimulées et insidieuses.

La première étape serait déjà de réapprendre à se parler et s’écouter, afin d’éviter les tensions qui clivent aujourd’hui le débat, pour faire émerger des résultats, des idées acceptables et respectées par tous.

Merci Patron !

Le 11 février 2016

Merci patron ? un film plein de surprises sur la détermination d’un petit groupe de personne qui avec le concours du journal Fakir va faire vaciller la première fortune de France. Et ça marche ! Une ode à la résistance contre ces monstres froids que sont les multinationales dans une société mondialisée et déshumanisée. Merci Patron, c’est aussi une humanité retrouvée, un humour à la fois communicatif et combatif. Terrible constat où quelques hommes, puissent décider de la vie ou de la mort de centaines de milliers de gens, de faire ou de détruire leurs destins, de disloquer notre territoire déjà en lambeaux. Merci patron à prescrire d’urgence à tous les français.

Bande annonce du film Merci Patron ! Sortie en salle le 24 février 2016.

Dans le cadre de la mission justice du projet de loi de finances pour 2016, j’ai interrogé le ministre sur les conditions de financement de l’aide juridictionnelle, et plus largement sur l’accès au droit et à la justice pour nos concitoyens les plus démunis. J’ai pu rappeler au gouvernement la véritable défiance des Français à l’égard de leur justice, et plus particulièrement celle du mouvement des indignés.

Chers amis,

Vous trouverez ci-joint la copie du courrier que j’ai adressé au Premier ministre Manuel Valls à l’occasion de son déplacement à Pau pour le Congrès de l’Assemblée des Départements de France ce jeudi 6 novembre et dans laquelle je détaille les raisons pour lesquelles il m’est impossible de l’accueillir.

14 2094 VALLS absence AG des conseillers généraux

Voeux 2014

Le 15 janvier 2014

Carte voeux 2014

 

Chers amis,

Permettez-moi de vous présenter en ce début d’année 2014, mes voeux les plus chaleureux, à vous ainsi qu’à toutes celles et ceux qui vous sont proches.

Jean Lassalle

Bonjour à tous,

 

Afin de répondre aux enjeux majeurs que porte l’Education dans l’Aide Publique au Développement française, j’ai décidé d’adresser au gouvernement la question écrite suivante :

 

M. Jean Lassalle attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la coopération éducative française dans le cadre de l’aide publique au développement (APD). Avec 16,24 % de l’APD totale en 2011, l’éducation constitue le premier secteur de la contribution française au développement, aussi est-il important de saluer l’importance donnée à ce secteur si crucial les générations futures. Il convient toutefois de remarquer qu’en volume cette aide - comme l’APD totale - a diminué. En versement brut, elle s’élevait à 1 525 310 millions de dollars américains en 2011, contre respectivement 1 784 331 et 1 810 408 millions en 2010 et 2009. En outre, le calcul de ces chiffres peut s’avérer discutable, voire contestable, dans la mesure où les dépenses liées aux établissements français à l’étranger, ou à l’éducation dans certains territoires d’outre-mer y sont associées à de l’aide au développement. Il apparaît par ailleurs qu’au niveau de la répartition de l’aide accordée à l’enseignement, à peine plus du dixième des versements se voit attribué à l’éducation de base, pourtant essentielle, a fortiori dans les pays les moins avancés d’Afrique francophone. Il attire donc son attention sur l’importance à accorder à l’aide en faveur des pays les moins avancés, notamment en Afrique francophone. Il lui demande également d’apporter des éléments permettant de comprendre pourquoi certaines dépenses liées aux territoires d’outre-mer sont associées aux montants de l’aide publique au développement.

 

Je vous communiquerai bien entendu la réponse qui sera donnée à ma requête par le gouvernement dès que celle-ci sera disponible.

 

Jean Lassalle

Bilan d’étape à Paris

Le 25 juin 2013

Chers amis,

 

Après plus de deux mois de marche et 1300 kilomètres parcourus, j’ai éprouvé le besoin de venir faire ce week-end à Paris un premier rapport d’étape. Je me devais en effet de rendre compte publiquement des milliers de témoignages recueillis avec un objectif : ne pas les travestir et leur donner l’écho le plus large possible.

 

Le constat que je dresse est celui d’une France découragée dans laquelle le peuple, très inquiet pour sa jeunesse, a le sentiment d’être le grand absent de ces trente dernières années.

L’une des premières conséquences de cela est que les gens nous détestent, nous les politiques. Ils constatent un important décalage entre nos activités et les préoccupations quotidiennes des Français. Beaucoup me parlent des élections et - lorsqu’ils n’ont pas renoncé à y participer – m’avouent qu’ils souhaitent s’en servir pour laisser exprimer leur détresse.

Les dirigeants nationaux ne sont d’ailleurs pas les seuls mis en cause : beaucoup doutent aujourd’hui de l’Europe, y compris sur des terres qui y croyaient profondément il y a 10 ans de cela.

Mais cette défiance à l’égard des représentants et des élites ne doit pas nous faire oublier qu’elle n’est que le symptôme d’un malaise plus profond, car les crises que nous subissons ont contribué à amoindrir les liens sociaux.

 

L’ensemble de ces témoignages m’a conforté dans ma volonté de mener à bien mon projet. En effet, si ces contributions peuvent à première vue paraitre pessimistes, je ressens pourtant une profonde volonté de changer les choses pour les améliorer. Les citoyens savent bien que l’on ne peut faire n’importe quoi, mais ils souhaitent simplement être plus associés aux débats d’aujourd’hui. Les français s’intéressent beaucoup à la vie publique, ils ne demandent qu’à y contribuer.

C’est précisément pour porter ces messages que j’ai lancé les « « cahiers de l’Espoir », à propos desquels j’ai souhaité faire à Paris un premier bilan en me mettant à la disposition des citoyens, des médias et des représentant de l’Etat.

 

J’ai notamment été reçu vendredi après-midi par le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Claude Bartolone, avec qui je me suis entretenu pendant plus de 40 minutes.

Samedi, j’ai ensuite tenu à l’Assemblée Nationale une réunion publique autour de la marche et des cahiers de l’Espoir. Ce fut un moment de partage exceptionnel, d’échange avec des personnes enthousiastes et convaincues de l’urgente nécessité de ce que nous sommes en train de faire. Nous étions très nombreux et je sais que certaines personnes n’ont pu se joindre à nous. Ce n’est que partie remise, nous aurons beaucoup d’autres occasions.

 

Nous avons ensuite marché depuis l’Assemblée nationale jusqu’au Champ de Mars, où nous avons tenu un premier pique-nique républicain entourés de nombreux amis et soutiens de la marche.

Ce pique-nique a été à nouveau l’occasion de prendre un temps pour échanger sur la marche, sur la façon dont chacun ressent la situation dans laquelle se trouve notre pays et sur ses idées ou propositions pour nous en sortir.

Au-delà, cette journée a surtout été l’occasion, l’opportunité pour des personnes d’horizons différents, de culture et de sensibilités différentes de se rencontrer, de confronter leurs points de vue et de se rendre compte qu’ils partagent bien plus qu’ils ne l’auraient cru.

 

Par cet acte, en toute simplicité, nous avons ouvert une brèche dans le mur de solitude qui nous sépare les uns des autres et nous empêche d’avancer ensemble.

 

A très bientôt,

 

Jean Lassalle

 

 

Les Cahiers de l’Espoir

Le 16 mai 2013

Chers amis,

 

Voilà déjà un peu plus d’un mois que ma marche citoyenne me conduit à la rencontre des Français. Au contact de chacun, je prends le temps d’échanger avec ceux que l’on n’écoute plus.

 

Afin de recueillir un maximum de témoignages, et de leur apporter un écho optimal, j’ai décidé de créer des « Cahiers de l’Espoir » dans lesquels j’invite chacun d’entre vous à me faire part de votre expérience, de vos doutes mais aussi de vos espoirs. (les informations pour participer aux Cahiers, ou me rejoindre le temps d’une étape sont accessibles grâce au lien suivant : http://www.ledeputequimarche.fr/blog/ )

 

Je tenais également à partager avec vous quelques articles et reportages relatant ma démarche dans la presse locale du Nord de la France, mais également dans les médias nationaux.

 

Soyez assurés qu’à Paris comme ailleurs, je continue d’œuvrer pour le bien commun tout en suivant de très près les dossiers de ma circonscription.

 

A très bientôt,

 

Jean Lassalle

 

 

Presse locale :

 

Article de La Voix du Nord, 13 mai 2013 :

http://www.lavoixdunord.fr/region/le-tour-de-france-du-depute-jean-lassalle-est-passe-par-ia26b0n1245479

 

Direct matin Lille, le 13 mai

http://www.directlille.com/Metropole-Lilloise/2013/05/13/article_jean-lassalle-le-depute-qui-marche.shtml

 

La Voix du Nord, le 10 mai 2013 :

http://www.lavoixdunord.fr/region/henin-beaumont-jean-lassalle-un-depute-marcheur-au-ia34b0n1239711

 

Nord Eclair, le 12 mai 2013 :

http://www.nordeclair.fr/info-locale/marcq-en-baroeul-on-a-marche-avec-jean-lassalle-entre-le-jna446b0n209338

 

 

Médias nationaux :

 

Article du 4 mai sur le site de LCP, la Chaine Parlementaire :

http://www.lcp.fr/actualites/politique/147928-quand-le-depute-jean-lassalle-marche-sur-les-routes-du-nord

 

Article du Parisien, 4 mai 2013 :

http://www.leparisien.fr/lille-59000/le-depute-modem-jean-lassalle-lance-les-cahiers-de-l-espoir-04-05-2013-2780123.php

 

Reportage de BFM TV consacré à ma marche le 12 mai dernier :

http://www.youtube.com/watch?v=iCFiWa79sEw

 

 

Chers amis,

 

Vous pourrez dorénavant retrouver l’ensemble des informations relatives à ma Marche sur mon blog, accessible grâce au lien suivant :

http://la-marche-2013.over-blog.com/

Je vous invite également à me rejoindre sur les réseaux sociaux, via mon compte twitter et ma page officielle sur Facebook.

Ce site internet reste bien entendu actif pour relayer toute mon actualité législative ainsi que les évènements majeurs de ma Marche.

 

Très bonne journée à tous,

 

Jean Lassalle

La Marche, 16 avril

Le 17 avril 2013

Mes amis,

 

Hier, à la sortie d’Ansauvillers, où j’ai passé la nuit, j’ai eu un entretien poignant avec un homme qui m’a reconnu. Un homme bien habillé, qui est descendu de sa voiture pour venir me parler. Je vous retranscris tel quel l’échange que nous avons eu :

« Monsieur le Député, vous avez réglé tous les problèmes de votre circonscription pour nous faire le privilège de venir essayer de régler les nôtres ?

- Non, justement. C’est parceque je n’ai rien réglé chez moi et que je n’y arrive plus que je suis parti essayer de prendre contact avec les citoyens, à travers les routes et chemins de France.

- Ouais… On est quand même dans un pays merveilleux où, grâce à mes impôts, on permet à des hommes comme vous, des Députés, de se taper une belle balade à pied pendant que moi je travaille !

- Bon, je comprends ce que vous me dites, ça fait partie du débat que j’ai voulu engager mais dites-moi, comment vous voyez l’avenir ?

- L’avenir ? Ca va péter ! Et je souhaite que ça pète le plus tôt possible. Et j’espère que ça va faire mal, qu’on foute tout par terre !

- Ecoute, je pense qu’on est en danger et moi, je ne souhaite pas que ça pète. Si ça pète, ce sont nos enfants qui vont en souffrir et tu sais, nous, Français, on est capable de se faire très mal, alors qu’on est dans un très beau pays !

- Ah oui, ça c’est vrai !

- On a tout ce qu’il nous faut, la Nature nous a gâté, on a des possibilités exceptionnelles, des ressources humaines incroyables mais aujourd’hui, malheureusement, tout ça s’est grippé, comme le moteur d’une belle voiture. Et faut qu’on le dégrippe ensemble. On ne va pas le faire en force, il faut le démonter, revoir la culasse, les pistons, tout revoir en fait. Que chacun soit à sa place et que tout le monde y participe, c’est ça qu’il faut faire.

- Oui enfin, tout ça c’est des discours de bisounours !

- Peut-être mais bon, écoute, c’est aussi une formule.

- Qu’est ce qui te pousse à faire ça ?

- Ma conscience. J’ai bientôt 58 ans, je suis père de 4 enfants, j’ai eu la chance de vivre les seuls 60 ans de paix consécutifs qu’ait connu la France sur son territoire, je n’ai jamais eu à prendre un fusil. Et quand je vois la situation de notre pays, j’ai l’impression d’être un bel égoïste. Quand mes yeux se fermeront, je veux avoir ma conscience tranquille, je ne veux pas avoir profité et ne laisser que le sang et les larmes à mes enfants.

- Ça c’est bien mais qui prouve que ça va donner quelque chose ?

- Rien ! Rien ne le prouve. Mais une chose est certaine, si je ne le fais pas, si d’autres ne le font pas, on est tous les deux d’accord sur ce qui va se produire. Sauf qu’on ne veut pas, ni toi, ni moi, que cela se produise. Ce que je fais c’est un acte, un signe posé par un Député de la République. Si ça parle, d’autres se lèveront aussi, d’autres marcheront et réagiront puis c’est toute l’intelligence de ce pays qui va se réveiller de nouveau. »

 

 

La Marche, 16 avril

Le 16 avril 2013

Mes amis,

Avant de continuer mon chemin ce mardi 16 avril 2013, je vous livre le bilan de ma journée d’hier et de ma matinée, ainsi qu’une image de mon itinéraire.

Hier, le départ a été très émouvant. Nos hôtes du gîte « Le Temps d’un rêve » à Saint-Just-en-Chaussée ont été très intéressés par ma démarche, et m’ont spontanément aidé à rencontrer le Maire de la commune. Ils ont également téléphoné à Olivier Dassault pour le prévenir de ma présence dans la commune. D’ailleurs, je dois préciser que lorsque je suis parti de l’Assemblée nationale, mercredi 13 avril, je n’avais préparé mon itinéraire pour les prochains jours, je le fais au fil du chemin, au gré de mes rencontres. Ne voulant pas ennuyer les élus locaux, je n’ai pas jugé opportun de les prévenir dans un premier temps. Voyant que les maires des villages que je traverse me proposent de les rencontrer, je vais à présent avertir les autorités locales de mon passage sur leur commune ou circonscription.

J’ai ainsi rencontré le maire de Saint-Just-en-Chaussée, accompagné d’une de ses collaboratrices, et en présence d’une journaliste local. Nous avons eu un très bon échange, et Monsieur le Maire m’a fait part de sa préoccupation majeure – celle de beaucoup de maires partout en France d’ailleurs – à savoirla difficulté de conserver un tissu économique et social sur sa commune. Tout ce territoire que nous traversons, qui a vu tant d’emplois disparaître, est très frappé par la crise. Toutefois, j’ai senti à quel point c’était un maire passionné, voulant aller de l’avant et continuer à maintenir la vie sur sa commune.

Je me suis arrêté un peu plus loin au « Café de la Paix » où j’ai eu, le temps de boire un peu d’eau, un échange avec les tenanciers sur l’avenir incertain de leur café-restaurant. Ils vont bientôt être à la retraite et leurs enfants ne veulent pas reprendre l’affaire familiale alors qu’elle fonctionne bien. Leurs préoccupations concernent surtout l’augmentation de la TVA pour les restaurateurs, le coût de la main d’œuvre pour ce secteur où les employés font énormément d’heures, la partie bar qui ne fonctionne plus autant qu’avant. J’ai même eu la chance de rencontrer leur fille qui m’avait reconnu !

Après cette halte, je me suis remis en chemin, en quête d’une nouvelle paire de chaussure car les dernières ont été très abimées par les pluies diluviennes des premiers jours, et elles commençaient à me blesser sérieusement les pieds. J’ai dû marcher encore quinze kilomètres pour pouvoir trouver une pharmacie, et n’ai même pas pu trouver chaussure à mon pied dans les quelques boutiques que nous avons croisées. A la sortie de Saint-Just-en-Chaussée j’ai été un peu soigné par le Centre de Secours, pour pouvoir continuer à marcher jusqu’à mon prochain objectif : Wavignies.

Dans cette petite commune, j’ai été frappé par le nombre de jeunes qui allaient au café, faire des jeux à gratter, jouer au PMU, acheter un peu de tabac ou boire un coup. Monsieur le Maire est venu à ma rencontre, avec une partie du conseil municipal qui était réuni pour préparer le budget. Ils m’ont exposé la situation de leur commune, ils m’ont parlé du cruel manque d’emploi dont souffrent les habitants. Nous avons fait des photos, et ils ont été très enthousiastes par l’idée de refaire des cahiers de doléances.

 

J’ai ensuite fait une erreur d’aiguillage et en prenant la direction Thieux, au lieu de me rendre à Ansauvillers. Cela m’a permis de rencontrer des habitants très sympathiques, qui m’ont permis de charger un peu mon téléphone à leur prise, avant de repartir en pleine nuit 4 km en arrière vers le gîte « Le Cèdre Bleu » où j’ai passé la nuit. Yohan avait acheté une pizza que nous avons mangée à une heure de matin avant de nous coucher. Il me restait d’ailleurs énormément d’appels téléphoniques à passer et de courriers à signer.

Enfin, ce matin, avant de repartir vers Breteuil, je suis passé chez le pharmacien d’Ansauvillers qui m’a soigné. Une infirmière libérale m’a parlé de la maison de la santé qui va être construite 15km plus loin et qui va concentrer tous les médecins de la région. Les habitants et les élus locaux ont une très grande appréhension, celle de voir les médecins de proximité s’éloigner tant de leur domicile. Madame le Maire, qui m’a gentiment reçu, m’en a parlé elle aussi. La destruction du lien social que représente ce départ est préoccupant. Elle a aussi évoqué, avec beaucoup d’émotion, l’extrême paupérisation de la population de ces communes rurales. Malgré tout, elle est fermement décidée à se représenter aux élections municipales, elle aime sa fonction de Maire et l’engagement que cela nécessite.

Après ces quelques mots, je reprends ma route en direction de Breteuil, où je continuerai de vous livrer quelques impressions et le bilan de mes rencontres.

 

A bientôt,

Jean Lassalle

Deuxième jour de marche

Le 13 avril 2013

Bonjour,

 

Je partage avec vous l’enregistrement de l’entretien effectué sur le chemin avec mon stagiaire hier matin, à propos de mon second jour de marche. J’y relate mes rencontres, ma journée de marche et mes pensées du moment. Vous trouverez également le lien vous conduisant vers l’interview enregistrée à Domont (95) par Vonews, la télévision locale.

Je continuerai à poster les bilans de mes journées, les extraits d’entretien et quelques photos dans les jours à venir.

Bonne fin de semaine à tous,

.Bilan 2e jour

Lien vers Vonews :

http://www.dailymotion.com/video/xyxfec_jt-11042013_news&start=322