Jean Lassalle

Député

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Bonjour à tous,

 

Samedi 26 janvier, j’ai participé à l’émission La Voix est libre, en compagnie de Frédérique Espagnac, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques. Plusieurs thèmes ont été abordés dans cette émission, notamment l’avenir d’une collectivité territoriale basque, le cas Aurore Martin, la relation entre le MoDem et l’UDI et enfin, le projet de mariage pour tous.

Vous trouverez ci-dessous le lien vers la vidéo de France 3 Aquitaine.

 

http://aquitaine.france3.fr/emissions/la-voix-est-libre-aquitaine

Jean Lassalle est député des Pyrénées-Atlantiques et vice-président du Mouvement démocrate (Modem). Ce proche de François Bayrou a souvent étonné par son style particulier en entonnant « Se Canto », l’hymne des Pyrénées, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale en 2003 ou encore en effectuant une grève de la faim en 2006. Homme du terroir, il est issu d’une famille de bergers pyrénéens et a su conserver son franc-parler. Il est souvent monté au créneau pour dénoncer l’attitude de certains militants « écologistes ». Le député a accepté de se livrer aux Nouvelles de France sur ce sujet.

 

Jean Lassalle, quelle est votre position sur l’écologie ?


Je serai clair, sur l’écologie, il y a une sorte de faction politico-militaire qui est chargée de blanchir ce que j’appelle de l’argent sale. Je m’explique : certaines sociétés passent des contrats avec des structures de communication soi-disant protectrices de la nature pour qu’elles aillent porter le fer ailleurs. Elles vont alors dénoncer la fin de la planète ou je ne sais quelle catastrophe afin que l’on foute la paix à leurs commanditaires.

L’écologie des Verts est-elle, selon vous, saine ?

C’est pour cela que je parlais d’une faction. Il y a dans l’écologie une idée tout à fait respectable de bonne gestion de la nature. Dans toutes les causes, y compris les plus dégueulasses, il faut que les gens adhèrent à une grande idée. Depuis la chute du communisme, l’écologisme est le nouveau cauchemar en « isme ». Bien sûr, il y a des militants écologistes sincères et préoccupés qui ont réellement une vision de l’humanité et de l’avenir de la planète et qui recherchent un bien commun. Le problème, c’est quand ces gens tombent entre les bras de plus grosses structures qui sont celles qui polluent le plus. Il y a un cas emblématique, c’est celui de Nicolas Hulot. On peut penser qu’Eva Joly, qui est magistrate, devrait remettre les choses à plat de ce côté-là.

 

Quel doit être le rôle des partis politiques sur ce sujet ?


Ce qui m’emmerde, c’est qu’il y a une tyrannie des partis politiques qui mangent les hommes et les femmes politiques. Ils n’osent pas dire un seul mot ! De plus, les formations, outre les dotations publiques, dépendent également des dons et des subsides d’autres organisations et c’est là que le bas blesse.

Je pense également au fonctionnement des ONG telles que Greenpeace ou WWF qui sont des organisations scandaleuses. Ces associations ne sont rien d’autre qu’une escroquerie intellectuelle. C’est le blanchiment d’argent qu’elles pratiquent car elles sont financées par des grosses entreprises qui cherchent à se racheter une vertu et une respectabilité. Bien sûr, c’est plus facile de s’acharner sur la paysannerie que sur ce type d’organisations.

 

Quelle est votre position sur la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ?


Je suis le seul parlementaire qui ait cohabité avec les ours. Mon père me disait qu’il n’aimait pas les ours mais qu’il ne voulait pas qu’ils disparaissent car ils faisaient partie de la Création. Il n’y a d’ailleurs jamais eu de fusil chez nous, sauf pendant les guerres, période pendant laquelle la chasse était ouverte, si je puis m’exprimer ainsi. Cependant je reproche à certains de décréter qu’il faille à tout prix réintroduire l’ours en oubliant l’homme. On nous parle de développement durable, aujourd’hui c’est devenu une expression qu’il faut replacer 15 fois par discours, moi je veux bien. Dans le fond, je n’ai rien contre l’ours, il me fait ch… mais je n’ai rien contre lui. Pendant 4 ans nous avons travaillé sur un projet de réintroduction que Dominique Voynet, alors ministre de l’Ecologie, avait stoppé. Le problème est que l’ours est devenu un moyen de nous faire oublier que le monde est si triste et l’horizon si bas. J’ai été détesté dans certains milieux lorsque j’ai fini par dire que l’on nous prenait pour des c…. Pour nous, il est important de conserver nos valeurs, nos us et nos coutumes. Bref, nous n’avons rien à voir avec des organisations comme Greenpeace et WWF.

 

Pensez-vous que François Bayrou ait des chances pour la présidentielle entre Jean-Louis Borloo et Les Verts ?


François Bayrou sera au rendez-vous, c’est évident. Les écolos, comme d’habitude, vont rater les présidentielles. Dans ce type d’élections, ils ne dépassent pas les 5% ! Quant à Jean-Louis Borloo, je ne pense pas qu’il participera même pas à cette élection !

 

interview a retrouver sur : http://www.ndf.fr/la-une/29-06-2011/jean-lassalle-depuis-la-chute-du-communisme-l%E2%80%99ecologisme-est-le-nouveau-cauchemar-en-isme


 

 

Lettre aux élus aquitains

Le 17 mars 2010

Madame, Monsieur,
Cher(e) Collègue Elu(e) d’Aquitaine,

Je vous écris comme l’un des vôtres.

Maire d’un village de 150 habitants depuis plus de 30 ans, Conseiller Général depuis 25 ans, je connais la réalité de votre fonction, celle qui vous tient en alerte jours et nuits, tout entier dévoué au service de vos concitoyens, de votre communauté.

Je sais votre charge de travail, votre sens de l’écoute, votre force de conviction. Les sacrifices familiaux qu’il faut consentir, les polémiques et crises qu’il faut parfois surmonter, les choix qu’il faut assumer, les subventions qu’il faut arracher à l’Etat, à la région, au département, à l’intercommunalité. J’ai souffert comme vous de la solitude de l’élu local face à la technocratie pour qui nos dossiers sont souvent de papiers et de chiffres et non de territoires et de vies humaines.

J’ai décidé de me présenter à la présidence du Conseil Régional d’Aquitaine pour être le candidat du peuple et des élus qu’il s’est librement choisis.

Avisé des méthodes du Président sortant pour les avoir subies comme élu local, à l’autre bout de la chaîne, depuis maintenant 12 ans, je veux prendre devant vous trois engagements solennels, qui seront ma boussole si les Aquitains me font l’honneur de m’élire ce dimanche 21 mars :

1. La proximité et le dialogue avec les élus locaux, tant municipaux que départementaux et quels que soient leur sensibilité politique, seront les priorités de ma présidence, en toute équité et impartialité.

2. L’aménagement équitable et durable des territoires aquitains sera la règle d’or des investissements de la Région et fera émerger une nouvelle solidarité villes-campagnes-banlieues, avec des services publics renforcés.

3. Notre politique économique permettra de relocaliser les activités industrielles, agricoles et de services dans les territoires, avec comme priorité absolue le maintien et le développement de l’emploi local.

Tels sont les trois engagements que je voulais prendre devant vous. Je voudrais que vous les jugiez à l’aune des réalités et des besoins qui sont les vôtres et non à travers le prisme d’une campagne nationale que les états-majors des partis veulent nous imposer.

Ces engagements constituent l’architecture du projet humaniste que je défends à la tête de la liste FORCES AQUITAINE.

Je me tiens à votre disposition avec mon équipe pour poursuivre le dialogue.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, Cher(e) Collègue Elu(e) d’Aquitaine, en l’assurance de mon dévouement fidèle.

Jean Lassalle

Madame, Monsieur,

Dimanche dernier, les Aquitains ont placé notre liste, Forces Aquitaine, dans le trio de tête du premier tour de ces élections régionales, créant LA surprise de cette première manche. Au nom de toute mon équipe, je veux remercier celles et ceux qui nous ont fait confiance. Je vous demande de rester mobilisés et d’amplifier la campagne autour de vous pour remporter la victoire le 21 mars.

Avec cette triangulaire, c’est une nouvelle élection qui commence. Elle se jouera sur les trois grands enjeux suivants:

1. Vous avez la possibilité dimanche prochain de singulariser l’Aquitaine, d’en faire la première région du changement en France. Face à la crise économique et sociale sans précédent que notre pays traverse, et au défi majeur que représente la protection de notre patrimoine naturel, notre liste de rassemblement des sensibilités humanistes offre la seule alternative politique indépendante à l’affrontement stérile bloc contre bloc, et à l’attelage artificiel formé pour le second tour entre le PS et ceux qui viennent si douloureusement de se rallier à lui.

2. Vous pouvez reconstruire une région amie qui sera à vos côtés dans les difficultés du présent et vous accompagnera dans vos projets d’avenir. Nous allons ensemble réveiller notre chère Aquitaine, cette belle endormie qui a tant besoin d’un nouvel élan partagé pour mobiliser ses forces vives, ses jeunes, ses agriculteurs, ses entrepreneurs… Nous en avons l’ambition, les moyens, l’expérience.

3. Vous aurez enfin besoin d’un Président du Conseil Régional qui soit proche de vous, vous écoute, vous représente et pèse pour vous dans les décisions qui vous concernent. Je serai ce Président au service de tous, qui se battra pour maintenir et développer l’emploi dans nos territoires, qui saura réconcilier les villes et les campagnes, les banlieues et les villes, qui sera mieux respecté à Paris et plus influent à Bruxelles.

Quel que soit votre choix du premier tour, et à plus forte raison si vous n’avez pas voté, vous pouvez demain écrire une nouvelle page de l’histoire de notre si belle Aquitaine. Elle sera, à n’en pas douter, à l’image des peuples qui la composent : courageuse, ambitieuse, généreuse ! Contrairement à ce qui vous sera assené de toutes parts, je vous affirme que rien n’est joué parce que c’est vous qui avez le dernier mot.

Votez Forces Aquitaine et redonnez du panache à votre région !

Votre Jean LASSALLE

Notre proposition pour FIRST AQUITAINE INDUSTRIES : une entrée conjointe de la Région et du FSI-FMEA dans le capital de l’entreprise.

FORCES AQUITAINE propose d’actionner ce levier dans le cas précis et très significatif de FIRST AQUITAINE INDUTRIES à Blanquefort.
En effet, comme chacun le sait, le plan de reprise de l’ancien site FORD se heurte à la frilosité des banques, même si la question semble trouver un début de réponse concernant particulièrement le projet ATLAS de fabrication d’éoliennes. Mais plus généralement, la fragilité et le flou du plan de reprise font planer de lourdes interrogations sur le maintien des 1600 emplois du site.

Nous proposons donc une entrée du Conseil Régional au capital de FIRST AQUITAINE INDUSTRIES. Cette opération, qui pourrait s’opérer soit directement, soit par le biais d’une autre structure (société de capital-risque), permettrait de marquer très clairement la priorité de la Région pour le maintien des emplois, mais aussi pour le développement des activités du site, qui a vocation à terme à devenir notamment un pôle de compétence dans le domaine de la voiture propre, une des priorités de FORCES AQUITAINE. Cette solution a le mérite de permettre à la Région d’aider à faire levier vis-à-vis des banques en augmentant le capital, de peser dans les décisions et de se positionner comme véritable acteur, et non pas simple spectateur ou facilitateur, d’un projet industriel essentiel pour l’agglomération bordelaise et toute l’Aquitaine.

Elle pourrait s’accompagner d’une prise de participation du Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), au niveau national. Créée par l’Etat en 2008, le FSI a précisément pour mission, au moyen de prises de participation, d’accompagner des entreprises porteuses de croissance et de compétitivité pour l’économie française. Le Fonds de Modernisation des Equipementiers Automobiles (FMEA), détenu par le FSI, pourrait ainsi être mobilisé.

C’est donc à une mobilisation directe des pouvoirs publics régionaux et nationaux qu’appelle FORCES AQUITAINE en faveur de la sauvegarde et du développement de FAI par une entrée conjointe et coordonnée de la Région et du Fonds Stratégique d’Investissement dans le capital de l’entreprise.