Jean Lassalle

Député

Archives pour octobre 2010

Jean LASSALLE s’est associé dimanche 17 octobre dernier à l’hommage rendu par Monsieur UTHURRY, Maire d’Oloron-Ste-Marie, à l’abbé Robert Guilharretze. Ce prêtre, âgé de 83 ans, fait valoir ses droits à la retraite après seize années passées à Oloron. Originaire de Saint-Gladie, Robert Guilharretze a été ordonné prêtre en 1954.

Jean Lassalle est intervenu, le mardi 5 octobre dernier, à l’Assemblée Nationale à l’occasion du débat sur l’immigration, intégration et nationalité.

M. le président. La parole est à M. Jean Lassalle.

M. Jean Lassalle. Monsieur le président, je vous remercie d’être souvent bienveillant à mon égard. Le temps de parole imparti pèse sur moi comme une épée de Damoclès, mais vous faites en sorte que je puisse toujours m’exprimer. (Sourires.)

Le projet que nous examinons a un aspect positif : il transpose trois directives européennes. Je suis de ceux qui ont souffert que le droit européen soit transposé par ordonnances, sans débat au Parlement. C’est donc une bonne chose.

Ensuite, si l’on me permet de digresser quelque peu, je laisserai parler mon idéalisme maladroit. Président de l’association des montagnes du monde, j’ai accueilli pendant huit jours les représentants de 39 pays, venant des cinq continents. Au passage, je remercie l’État, qui a payé un tiers des dépenses. J’ai vu au cours de ce congrès, et je le constate aussi lors des mes déplacements, que la France continue a être très aimée dans le monde. C’est une petite lumière qui donne confiance.

Cela me conduit à réfléchir au comportement des pays occidentaux. Car la France est loin d’être seule à pratiquer une sorte d’ultra-protectionnisme, certainement dicté par la réalité, mais qui, selon moi, sera contre-productif pour atteindre ce que nous recherchons, l’harmonie et la stabilité de nos pays et la paix dans le monde. Je suis intimement convaincu que c’est tout le contraire qu’il faudrait faire, et que les énormes moyens dont nous pourrions disposer, si nous le décidions, nous permettraient de relever le défi.

Je suis de ceux qui pensent qu’il faut aider les populations nées en Afrique, dans l’Himalaya, en Amérique du sud ou ailleurs à rester chez elles. Pour cela, il faut leur rendre la vie plus facile et leur permettre de se développer dans la dignité.

C’est facile à dire, me répondra-t-on. Certes. Mais très sincèrement, c’est ce qu’il faut faire. Ce n’est pas vous, monsieur le ministre, ou vos homologues qui conduisent une politique semblable qui êtes en cause. Il y va d’une vision générale de l’avenir du monde. Notre planète n’a jamais été aussi peuplée et elle le sera de plus en plus. Les populations n’ont jamais été aussi concentrées. Selon une étude de l’OCDE, d’ici trente ans, il y aura une trentaine de villes de cinquante millions d’habitants.

Si nous voulons trouver une solution durable, compte tenu de l’image qui est encore celle de la France, nous devrions prendre l’initiative d’une politique d’intégration mondiale.

Aujourd’hui, la mondialisation fait peur. Les institutions comme le FMI, la Banque mondiale, l’OMC ne sont pas politiques mais purement techniques, et même technocratiques, et elles ne régulent rien. L’humain est totalement perdu de vue. Or il n’y a rien de plus cher pour un homme, sauf s’il est aventurier ou aime voyager, que de vivre là où il est né. Lorsqu’il ferme les yeux pour la dernière fois, c’est le souvenir qu’il emporte.

Il ne faut donc pas poursuivre dans cette voie où nous ferons des faux pas. Il faut suivre un chemin inverse. Ce sera difficile, mais les pays occidentaux ont encore les moyens et peut-être le temps de prendre l’initiative d’une tout autre démarche, exempte de tout esprit de colonisation, de toute incitation au fanatisme, mais qui cherche à faire donner à chaque homme ce qu’il a de meilleur, quel que soit le lieu où il habite.

Cet article qui traite de la santé me paraît dangereux. Où cela peut-il nous entraîner ? Si quelqu’un, quelle que soit son origine, sa race, sa couleur, ne peut pas se faire soigner là où il se trouve, nous aurons un jour beaucoup de problèmes.

Enfin, un terme est vraiment mal accepté dans les pays où je me déplace, celui d’immigration choisie, en particulier chez les jeunes. Nous allons laisser venir à nous ceux qui ont eu la chance de pouvoir étudier, les mieux nantis de ces sociétés, et refouler les autres. Peut-être mon propos est-il idéaliste, voire surréaliste, mais ces problèmes me préoccupent beaucoup. Il est grand temps de changer d’orientation. La France des Lumières, celle de l’humanisme, peut le faire. C’est peut-être une façon de soustraire nos enfants, auxquels nous pensons si souvent, à une troisième guerre mondiale.

Les 3èmes Rencontres des Populations des Montagnes du Monde organisées à Oloron-Sainte-Marie du 25 septembre au 3 octobre se sont achevées vendredi 1er octobre par la réélection de Jean LASSALLE à la présidence de l’Association des Populations des Montagnes du Monde (APMM) et par l’adoption du « Manifeste d’Oloron » présenté lundi 4 octobre à l’UNESCO à Paris.

Au terme d’une semaine de rencontres et d’échanges, les représentants de plus de 30 pays ont élaboré leurs positions et feuille de route pour les 3 ans à venir. Il a été décidé de définir une expression commune portée sur l’ensemble du monde d’une seule voix, de participer auprès des différentes organisations institutionnelles à toutes les réunions traitant des problèmes de montagnes : gestion et cogestion des ressources naturelles, produits de montagne, biodiversité, changement climatique, cultures déclarées illicites, préparation du Sommet de la Terre de Rio 2012… Ils ont renouvelé leur confiance à Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques, pour conduire ces actions au niveau international avec l’aide d’un bureau mondial représentatif de tous les grands massifs du monde (Afrique du Nord et du Sud, Andes, Asie, Europe). Le Secrétaire Général (numéro 2 élu de l’organisation) est Dionisio Nuñez de de Bolivie et chef de file de l’Amérique du Sud.

Une délégation de l’APMM conduite par Jean LASSALLE a pu présenter le « Manifeste d’Oloron » à l’UNESCO à Paris lundi 4 octobre aux ambassadeurs des pays concernés afin que les gouvernements de ces Etats puissent être informés des propositions de l’APMM.

D’ores et déjà, un bureau international de l’APMM est prévu en septembre 2011 dans les Îles Canaries pour adopter la Charte mondiale de la gestion des ressources naturelles dont la rédaction a été lancée lors des Rencontres d’Oloron. La Bolivie devrait accueillir la prochaine Assemblée Générale de l’APMM prévue en 2013.


* Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, Lesotho, Libye, Madagascar, Mali, Maroc, Niger, Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Tunisie, Zambie, Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Equateur, Guatemala, Pérou, Etats-Unis, Bouthan, Chine, Inde, Pakistan, Népal , Andorre, Cannaries, Espagne, France, Italie, Suisse, Roumanie, Russie.

Jean Lassalle a participé dimanche à l’inauguration de l’église de Charre où le maire André Daguerre et son Conseil municipal ont accueilli la grande foule des villageois auxquels se sont joints les maires du canton et de nombreuses personnalités (Jean-Jacques Lasserre, vice président du Conseil général, Jacques Pédehontaà, conseiller Général de Navarrenx, Denise Saint-Pé, Conseillère Régionale et Générale, Gaston Faurie, Président de la Communauté de Communes du canton de Navarrenx.

Les élus ont tenu à préserver cette église, véritable patrimoine, qui a été édifiée en 1618 grâce à des familles du village, dont le clocher, haut de 38 m, date du XIXe siècle.

Inauguration église de Charrre samedi 2.10.10

Les derniers gros travaux dataient de 1965, il a donc fallu lancer une restauration de six mois.

Le chantier a porté sur la réfection du toit, des travaux de maçonnerie, le carrelage du chœur, la mise aux normes de l’électricité, les peintures intérieures et extérieures, des travaux de menuiserie, l’électrification des cloches et enfin la rénovation des vitraux pour un montant total de 184 000 € qui après subventions du Conseil général pour 64 400 € ; de l’État pour 36 800 € ; du député pour 10 000€ ; de l’Association des amis des églises et d’une souscription pour 500 € et 4 000 € laisse une charge de 68 000 € pour la commune financée par un emprunt auprès du Crédit agricole.