L’essence même de notre démocratie est aujourd’hui menacée par la proposition de loi relative à la « modernisation » des lois applicables à l’élection présidentielle. Portée par Monsieur Bruno Leroux et soutenue par le gouvernement, cette « modernisation » est en réalité une véritable régression.
La loi prévoit en effet des modifications importantes faisant sensiblement reculer un pluralisme politique déjà quasi inexistant dans notre pays.
Parmi les mesures les plus aberrantes, le texte propose la réduction de la période d’égalité du temps de parole de chaque candidat dans les medias. Cette obligation qui passe de 5 semaines à 2 semaines avant le premier tour, laisse dans l’ombre durant plus de 20 jours les candidats dont la représentativité et la contribution à l’animation du débat électorale auront été jugés trop misérable.
Le CSA, dont les membres sont, au final, nommés par le président de la République, sera alors en charge de la répartition de ce temps de paroles durant les trois semaines d’incertitudes. Il est d’ores et déjà évident que les « grands » partis seront surreprésentés dans le débat médiatique.
Ce texte oblige en outre les maires à rendre public à quel candidat il consacre leur parrainage, mesure qui confine au chantage pour des élus déjà largement sous pression.
Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale la semaine dernière, cette modification subite des règles du jeu constitue une véritable honte pour notre démocratie.
En effet, dans le mépris complet du peuple, les deux partis majoritaires ont l’outrecuidance de rendre cette loi applicable dès la prochaine élection présidentielle, par crainte d’être renversés par un sursaut démocratique.
Ce projet témoigne un peu plus de la déliquescence de notre système politique, déjà largement discrédité par un abstentionnisme au plus haut.
Après vouloir museler la parole des nouveaux candidats, biaiser le débat, étouffer les revendications du peuple souverain, quelle sera demain la prochaine étape ? L’instauration d’une dictature ?
Opposez-vous de toutes vos forces pour que cette mesure, sortie d’un autre temps, ne soit jamais appliquée.
Une deuxième lecture du texte est prévue à l’Assemblée nationale le 5 avril prochain.
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