Jean Lassalle

Député

Archives pour octobre 2012

Chers amis,

Beaucoup de fausses informations et de contre-vérités ont circulé ces derniers temps à propos du sort de l’usine Toyal sur le site d’Accous-Lescun en vallée d’Aspe (64). Je voudrais ici, avec vous, rappeler certains faits et poser quelques questions, très calmement.

Pour mémoire, l’usine Toyal d’Accous dépend du groupe Toyo KK, producteur de pigments et de poudre d’aluminium, qu’il vend dans le monde entier. L’usine d’Accous-Lescun lui permet de satisfaire les besoins de la région Europe au sens large sur plusieurs dizaines de pays. Pour développer son activité, la direction de l’entreprise souhaite implanter deux réacteurs chimiques de plus et six nouvelles cuves de stockage pour laver la pâte d’aluminium, actuellement élaborée sur le site historique d’Accous.

On nous avance deux raisons majeures à l’impossibilité d’établir sur le site d’Accous la nouvelle unité de production.

Tout d’abord, il serait impossible de la mettre en œuvre pour des motifs écologiques : la vallée d’Aspe, dans laquelle se situe l’usine, ne pourrait pas accueillir cette extension car celle-ci pourrait représenter un danger pour l’environnement (classement « Seveso »). Or, en 2006, lors du protocole signé entre les plus hautes autorités de l’Etat et les directeurs de la société Toyal, les aspects environnementaux avaient déjà été pris en compte : il était déjà prévu la mise aux normes Seveso 2 du site d’Accous. Ce protocole fut confirmé quelques mois plus tard par une convention signée par l’ensemble des partenaires suscités mais aussi par le Conseil régional d’Aquitaine, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques et la Communauté de communes de la vallée d’Aspe. C’est ainsi que fut construite et très largement financée par les pouvoirs publics, après acquisition des terrains nécessaires pour précisément accueillir cette activité, une plateforme de 20 000m² dont 8 000 directement achetés par la société Toyal et 12 000 par la Communauté de Communes et conservés en réserve pour les besoins éventuels de l’usine. Au cours de ces deux dernières années des réunions se sont tenues avec divers formats de partenariat et de représentation mais toujours en l’absence officielle de quelque représentant de la Communauté de communes de la vallée d’Aspe et à plus forte raison de moi-même. C’est à ces occasions que la société Toyal aurait demandé à ne plus rentrer dans la classification Seveso 2.

Seveso 2 ou pas, l’argument ressassé en boucle selon lequel c’est pour des raisons écologiques que ce nouvel équipement doit impérativement être créé sur le site de Lacq et la commune de Mourenx est totalement faux et du reste formellement démenti par Monsieur le Sous-préfet d’Oloron-Sainte-Marie, lors de la dernière réunion de la Communauté de Communes de la vallée d’Aspe.

Il reste le second argument, répété à l’envie par Monsieur David Habib, député-maire de Mourenx : cela coûterait trop cher d’investir en vallée d’Aspe. Mais pour parler d’argent, il faut peut-être se mettre d’accord sur les chiffres. Selon Monsieur Habib, il faudrait investir 5 à 7 millions d’euros en Aspe pour que la nouvelle unité puisse être installée dans l’usine actuelle. En revanche, l’installation à Lacq, elle, ne se monterait plus qu’à 750 000 euros, soit, comme par miracle, la somme exacte allouée par la maison-mère japonaise à Toyal Europe pour réaliser cet investissement. D’où tire-t-il ces chiffres très exagérés ? Le coût des travaux sur le site d’Accous-Lescun ne serait-il pas volontairement surévalué ? Lors de la présentation, le 2 mai 2012, du projet d’investissement de Toyal, le budget estimé, à propos duquel un compte-rendu classé confidentiel est tout-à-fait explicite, était de 1, 95 million d’euros. On est donc loin à la fois des 5 millions et des 750 000 avancé par Monsieur Habib. La réunion confidentielle fait état d’une subvention officielle des pouvoirs publics. Pourquoi n’en est-il plus question aujourd’hui ? Est-il normal de la part du président du Conseil régional de privilégier une partie d’un département plutôt qu’une autre, simplement pour favoriser un de ses amis politiques ?

Je comprends que le député-maire de Mourenx soit à la recherche de nouveaux emplois pour ses concitoyens, pour qui le déclin du bassin de Lacq est une épreuve, mais faut-il pour cela mettre en péril les 150 emplois fournis par une usine présente depuis 80 ans en vallée d’Aspe ?

Car pour faire face à la commande, la direction de Toyal nous a indiqué qu’il faudra par la suite, dans les meilleures délais, installer six ou sept autres équipements équivalents : comment justifiera-t-on alors qu’un produit soit au 9/10e réalisé sur le site d’Accous et pour sa phase terminale transporté sur le site de Lacq ? Lorsque les installations de la vallée d’Aspe seront amorties, c’est l’ensemble de la production qui, d’ici 4 ou 5 ans, basculera sur le site de Lacq.

Il convient de savoir aussi hélas que la direction de Toyal a au cours de ces dernières années multiplié les embauches hors de la vallée d’Aspe et comme par hasard au plus près de Lacq, de façon à fragiliser toute action éventuelle du personnel comme cela se fait malheureusement chaque fois que c’est possible, partout ailleurs. C’est bien d’une délocalisation infra-régionale dont il s’agit.

Si ce n’était pas le cas, pourquoi ces colères de la part de Messieurs Habib et Rousset ? Et pourquoi sont-ils certainement les deux seuls élus de haut niveau en France à agiter la menace du départ de Toyal vers la Roumanie en particulier ou tout autre pays d’Europe en général, alors que les dirigeants de Toyal eux-mêmes n’ont encore jamais à ce jour officieusement agité cette menace ? C’est pour le moins une attitude singulière venant de deux élus d’envergure nationale. J’avais cru comprendre que de tels propos et de telles méthodes étaient le triste apanage de la finance mondiale sans cœur ni visage.

Dernières actualités

Le 19 octobre 2012

Chers amis,

Après une semaine d’actualité mouvementée, je vous propose quelques articles de presse relatifs aux quelques actions que j’ai menées récemment.

* Le tunnel du Somport : nous nous sommes réunis le 13 octobre 2012 avec les autorités aragonaises et aquitaines pour célébrer le 100e anniversaire du percement du tunnel du Somport.

http://www.sudouest.fr/2012/10/14/un-centenaire-qui-se-porte-plutot-bien-849502-626.php

 

* L’inauguration de la micro-crèche de Banca : le 12 octobre 2012, avec mes collègues députés, conseillers régionaux, conseillers généraux, maires et sénateurs nous y avons assisté à l’inauguration de la micro-crèche de Banca. Un beau projet soutenu par les élus et les familles locales.

http://www.sudouest.fr/2012/10/19/la-microcreche-a-ouvert-ses-portes-854227-4009.php

 

* Enfin, et comme certains d’entre-vous me l’ont demandé, j’ai précisé ma position vis à vis de François Bayrou, du MoDem et du nouveau gouvernement au pouvoir.

http://www.modem-pau-pyrenees.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=999:jean-lassalle-qce-quavait-dit-francois-bayrou-est-justeq&catid=1:latest-news

 

Bonne lecture à tous, bonne fin de semaine.

 

Jean Lassalle

 

Mes amis,

C’est avec un peu de retard que je poste les vidéos de mes interventions à l’Assemblée Nationale.

* Intervention du 02 octobre 2012 sur le TSCG.


Intervention TSCG Européen par jlassalle

* Intervention du 10 octobre 2012 sur la régulation économique d’Outre-Mer.


Intervention Outre-Mer par jlassalle

Affaire Toyal

Le 16 octobre 2012

Mes amis,

Le dossier Toyal revient sur le devant de la scène. L’avenir de l’usine implantée en vallée d’Aspe s’assombrit de nouveau. Un « remake » de la situation qui avait conduit à ma grève de la faim en 2005 s’annonce.

En attendant des éléments nouveaux, je vous propose de prendre connaissance dès aujourd’hui de la lettre que j’ai adressée à Monsieur le Premier Ministre.

N’hésitez pas à la diffuser largement,

Jean Lassalle

Lettre Premier Ministre

Mes amis, comme certains d’entre vous me l’ont demandé, je vous livre un aperçu d’une de mes journées de travail à l’Assemblée Nationale.

Mercredi matin :

Revue de presse. Travail avec mes collaborateurs sur les enjeux du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) au sein de l’Union économique et monétaire : introduction de la règle d’or dans les finances publiques, avis de la Commission européenne sur le projet de budget présenté par le gouvernement.

 
Après –midi :

- 15h : questions au gouvernement. Principaux sujets : budget 2013, hôpitaux publics, violence à l’école… Les discussions ont été vives mais cette séance a été, comme à chaque fois, l’occasion d’interpeller les Ministres sur différents sujets d’actualité.
- 16h : Avant la reprise des débats, M. BARTOLONE, Président de l’Assemblée Nationale, prononce l’éloge funèbre de Monsieur Jean-Yves BESSELAT, député de Seine-Maritime décédé en mars. Un beau discours sur un grand homme politique, défenseur des populations et intérêts des littoraux français.
Ensuite, comme hier, le TSCG est à nouveau l’objet de toutes les interventions, jusque tard dans la nuit.
- 17h15 : Rencontre avec deux experts du monde de la finance, de dimension internationale, afin d’obtenir un avis neuf et extérieur pour réfléchir sur les conséquences économiques induites par le TSCG.
- 18h : les salariés de SANOFI menacés par un plan social manifestent devant l’Assemblée. Je vais à leur rencontre. Ils m’indiquent que nous ne sommes que deux députés à être venus à leur parler. Je connais déjà le dossier mais ils sont heureux de pouvoir parler directement avec un député.
19h : réunion de travail avec mon collègue Philippe FOLLIOT, député du Tarn sur la question de la revitalisation des campagnes françaises. Un thème qui nous tient tous les deux particulièrement à cœur.
20h – 23h : travail parlementaire à mon bureau de l’Assemblée Nationale, réponse aux courriers reçus dans la semaine.

Suite au débat sur la mobilisation du foncier public en faveur du logement social, je suis intervenu mardi soir pour rappeler l’importance du maire et des communes dans l’organisation de notre territoire.

Voir la vidéo :


Intervention Foncier Public by jlassalle