Jean Lassalle

Député

Archives pour décembre 2011

Jean Lassalle a participé à un déjeuner avec le journaliste Paul Wermus où il a débattu de sujets d’actualité avec le cinéaste Yves Boisset et le chroniqueur politique Philippe Alexandre : Visualiser l’interview

* modification de l’interview apportée par Jean Lassalle :

« Il y a eu un malentendu avec Paul Wermus, que je remercie d’ailleurs pour avoir bien voulu me compter parmi ses invités, sur la question du désistement au second tour.

J’avais cru répondre que cette question n’était pas encore d’actualité parce qu’il fallait attendre la fin de la campagne, le choix et les orientations fixés par le peuple français au premier tour.

Je lui avais par ailleurs répondu que durant toute ma vie politique, qui avait commencé il y a 35 ans déjà par mon élection à l’âge de 21 ans à la mairie de Lourdios-Ichère, la question de mon attitude au second tour m’avait toujours été posée de manière récurrente.

Et j’avais toujours répondu, comme j’ai répondu à Paul Wermus ci-dessus, qu’en fait je n’avais jamais eu à trancher entre tel ou tel de mes concurrents puisque jusqu’à ce jour, j’ai toujours eu l’honneur de participer au second tour que j’ai d’ailleurs toujours eu la chance de remporter à une exception près. C’est par conséquent mes compétiteurs qui avaient eu « la joie » de répondre à ma place. »

Le 13 décembre dernier, Jean Lassalle a posé deux questions écrites aux membres du Gouvernement sur les parcs naturels régionaux.

Texte de la première question écrite:

M. Jean Lassalle attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les modalités d’autofinancement des parcs naturels régionaux et leurs conséquences. En effet, selon l’article L. 1111-10 du code général des collectivités territoriales qui entrera en vigueur le 1er janvier 2012, les parcs naturels régionaux, en tant qu’établissement public et maître d’ouvrage, devront fournir « une participation minimale de 20 % du montant total des financements apportés par des personnes publiques à ce projet ». Ainsi, les parcs naturels régionaux s’autofinanceront à hauteur de 20 % à compter du 1er janvier 2012. Aujourd’hui, selon la revue Parcs n° 66, le budget médian d’un parc naturel régional s’élève à 2 millions d’euros et ce dernier y contribue, grâce à ses recettes propres, à hauteur de 6 %, soit 120 000 euros. Or en 2012, le parc naturel régional devra apporter 400 000 euros à son propre financement global. « La masse salariale indispensable à la conduite de la charte » atteignant déjà « 60 % en moyenne des dépenses de fonctionnement » pour un parc (revue Parcs n° 66), il est alors peu plausible que la vente de souvenirs aux touristes, l’offre de formations, de conseil ou d’expertise, suffisent à atteindre cette part. Il ne resterait par conséquent que deux pistes de financement : soit la fiscalité, avec la création d’une taxe spécifique ou la ré-attribution du produit d’une taxe existante ; soit le mécénat, il n’est pas rare que de grandes entreprises contribuent au financement des parcs. Le congrès de la fédération des parcs qui s’est déroulé en octobre 2011 a reçu le soutien financier de GTR Gaz, RTE et Orange. Il lui demande donc comment les parcs vont s’autofinancer à hauteur 20 %, et plus précisément si le ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement assure exclure la piste de la fiscalité, d’éclaircir sa position quant au mécénat, à savoir l’influence inhérente de ce dernier sur la stratégie des parcs du fait de sa participation à leur financement.

 

Texte de la seconde question écrite:

M. Jean Lassalle attire l’attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’État sur le rapport d’information rendu par la commission des finances du Sénat sur le suivi des référés de la Cour des comptes concernant la gestion de l’établissement public « Parcs nationaux de France » ainsi que sur la gestion et le pilotage des parcs nationaux par Mme Fabienne Keller, sénatrice. Ce rapport « retrace les observations de deux référés de la Cour des comptes aux conclusions sévères ». La commission souligne que les « parcs ont bénéficié au cours des dernières années d’un renforcement sensible de leurs moyens, dans un contexte budgétaire pourtant tendu ». La LOF 2011 prévoit ainsi « des crédits supérieurs à 70 millions d’euros ». « Pour autant aucune amélioration significative au regard de la gestion financière et administrative comme du pilotage de la tutelle n’a été constatée. Au contraire, la Cour déplore de nombreuses défaillances dans ces domaines ». On peut et on doit se réjouir de constater que les instances de contrôle fassent leur travail. Ce sont des pistes d’amélioration pour les organismes contrôlés, mais également la garantie pour les contribuables que l’argent public est dépensé à bon escient. En revanche, il est très surpris de n’avoir pu trouver le même travail d’enquête sur les parcs naturels régionaux. Or le budget médian de fonctionnement d’un parc naturel régional s’élève à 2 millions d’euros financés à 94 % par des fonds provenant de personnes publiques (Europe, État, régions, départements, communes et EPCI). La Fédération des parcs naturels régionaux de France reçoit également des subventions importantes, notamment de l’État, qui contribue pour près du tiers à son budget (revue Parcs n° 66). Certes, quelques parcs naturels régionaux ont déjà été contrôlés par les chambres régionales de la Cour des comptes. Et ces contrôles ont souvent donné lieu à de très sévères critiques sur la gestion administrative de ces parcs. Il lui demande donc : d’une part, si la FPNRF justifie du bon usage de l’argent public qu’elle reçoit, comme n’importe quelle association ; et d’autre part, si la Cour des comptes a programmé un audit global du fonctionnement des parcs naturels régionaux.

Le 28 novembre dernier, le journal « la République des Pyrénées » a interrogé Jean Lassalle sur la sortie du « retour du citoyen », sur son rôle de député, ainsi que sur l’actualité politique : Visualiser l’interview

Le 8 novembre dernier, Jean Lassalle a interrogé le Ministre de l’agriculture sur la situation de la filière oeufs à travers une question écrite.

 

Texte de la question:

M. Jean Lassalle attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire sur la situation de la filière oeufs après la mise en conformité des élevages de la filière aux normes relatives au bien-être animal. Cette filière représente près de 10 000 emplois directs et indirects. L’oeuf français mérite d’être défendu et promu. L’année dernière, nos compatriotes ont consommé 14,8 milliards d’oeufs, c’est un peu plus que le nombre d’oeufs produits en France : 14,4 milliards. Avec un chiffre d’affaires estimé à 1,1 milliard d’euros, notre pays est le premier producteur de l’Union européenne. Elle exporte et est génératrice de croissance. Son développement ne doit donc pas être freiné par la multiplication de réglementations toujours plus tatillonnes qui paralysent les éleveurs et découragent même les plus entreprenants et motivés d’entre eux. Cette profession a fait de la sécurité alimentaire un impératif. Cette exigence de qualité, de traçabilité, d’hygiène alimentaire, est une donnée essentielle pour nos concitoyens et le point fort de l’oeuf français. Il répond aussi aux attentes des consommateurs grâce à ses qualités et son prix accessible à tous. Véritable cocktail d’acides aminés, de vitamines et de minéraux, l’oeuf connaît une augmentation de la consommation et représente la protéine animale la moins chère du marché. Le développement de la consommation peut soulager des éleveurs français qui viennent d’investir. Il est une chance pour notre pays qui a besoin d’une relance de l’activité. C’est pourquoi il lui demande de préciser les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour soutenir cette filière.
Texte de la réponse:

La directive 1999/74/CE du 19 juillet 1999 rend obligatoire pour tous les États membres l’élevage de poules pondeuses en cages aménagées à partir du 1er janvier 2012. Depuis le 1er janvier 2002, les bâtiments construits, reconstruits ou nouvellement mis en exploitation répondent aux nouvelles normes, et les autres ont jusqu’au 1er janvier 2012 pour se conformer aux nouvelles dispositions, qui prévoient des cages d’une densité de 750 cm² par poule, équipées d’un nid, d’une litière, ainsi que des perchoirs appropriés. Afin d’accompagner cette mise aux normes et de mettre la profession en capacité de respecter l’échéance du 1er janvier 2012, le ministère de l’agriculture a décidé de lui consacrer une enveloppe de 11 Meuros en 2011 dans le cadre des plans stratégiques pour les filières d’élevage qu’il a annoncés au SPACE, en septembre 2010. L’objectif est de permettre à l’ensemble des exploitations françaises de se mettre aux normes au 1er janvier 2012. Certains pays européens enregistrent encore des retards dans la mise en oeuvre effective de la réglementation. Face à cette situation, la Commission européenne a confirmé à maintes reprises qu’il n’était pas envisageable de reporter l’échéance du 1er janvier 2012 et qu’elle s’assurerait dès cette date de la mise en conformité des exploitations. La Commission européenne a réuni à Bruxelles, le 28 octobre 2011, les États membres de l’Union européenne, à la demande du conseil des ministres de l’agriculture du 20 octobre 2011, afin d’exposer les modalités qu’elle entendait mettre en place pour s’assurer d’une mise en oeuvre complète et rapide de l’interdiction des cages non aménagées. Elle a annoncé notamment son intention de réaliser, dès le début de l’année 2012, des inspections dans les élevages et d’engager des procédures d’infractions envers les États membres ne respectant pas la directive européenne.

Le Club de lecture Critica a attribué la note de 16/20 au deuxième livre de Jean Lassalle « Le retour du citoyen »: Visualiser la critique