Jean Lassalle

Député

Archives pour juillet 2011

Jean LASSALLE s’est rendu à Gurs, dimanche 17 juillet, afin de participer à la cérémonie organisée à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux Justes de France et à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français.

Cette cérémonie, à laquelle participaient également Louis Costemalle, Maire de Gurs , Frédéric Loiseau,chef de cabinet du préfet, Bernard Uthurry, Maire d’Oloron-Sainte-Maire et Emile Vallès,délégué et ancien président de l’Amicale du camp de Gurs, s’est déroulée sur le site de l’ancien camp de concentration.

La cérémonie s’est clôturée sur un dépôt de gerbe en hommage aux victimes de l’État français.

Jean Lassalle à l'Assemblée

Jean Lassalle à l'Assemblée

 

M. le président. Pour les non-inscrits, la parole est à M. Jean Lassalle.

Il aura réussi habilement à se glisser… (Sourires.)

 

M. Jean Lassalle. Vous ne saurez jamais, monsieur le président, à quel point je devrais vous remercier : le non-inscrit que je suis est également en voie de formation, depuis un certain temps, pour devenir un député moyen.

 

Un grand journal du sud-ouest m’a relégué en dernière position parmi les députés de la région. Je n’ai certes jamais fait l’École normale, mais j’ai tout de même fait l’école normalement (Sourires) : je ne m’attendais pas à un si mauvais classement. Mais voilà, il y a des critères, parmi lesquels le nombre de questions posées au Gouvernement au nom du groupe : et comme je n’ai pas de groupe, j’ai eu zéro… Même chose pour le nombre de propositions de loi déposées au nom du groupe : encore zéro…

 

M. Jean Mallot. CQFD !

 

M. Jean Lassalle. Et pareil pour le nombre d’amendements déposés au nom du groupe !

 

Heureusement, je me forme tout de même et, grâce à vous, monsieur le président, je vais peut-être remonter d’une ou deux places car, décidément, j’étais tout en bas de la liste !

 

Pour ma part, madame la ministre, j’aime bien les stages de formation en alternance. D’abord, j’emploie moi-même des stagiaires depuis longtemps et tous ont trouvé du travail, en particulier des étudiants de l’institut d’études politiques de Toulouse qui m’ont été confiés pour toute une année. Et cela se passe très bien pour eux à Paris : ils s’éclatent – et moi aussi d’ailleurs. (Rires.)

 

M. Jean Mallot. Excellent !

 

M. Jean Lassalle. Ils travaillent en tout cas beaucoup et tout cela est très positif.

 

Les dispositions prévues par cette proposition de loi, telle qu’elle nous revient de la commission mixte paritaire, vont dans le bon sens. Chacun se rend néanmoins compte que les dizaines de millions d’euros distribués aux actionnaires passent de moins en moins bien dans l’opinion, et de plus en plus loin des caisses de l’État… Il n’est vraiment pas possible de reconstruire la France dans ces conditions. Il faudra, après l’élection présidentielle, nous mettre d’accord avec les grands pays comme l’Allemagne, le Royaume Uni pour calmer ces grandes entreprises, qui n’en sont plus d’ailleurs, mais seulement des machines à faire des sous, afin de mieux former nos stagiaires.

 

Si je m’adresse à vous, madame la ministre, c’est que vous êtes aujourd’hui l’une des personnalités politiques les plus puissantes de France, vous avez le vent en poupe et vous faites avancer les choses ; car vous, au moins, vous vous occupez de votre ministère et de la tâche qu’on vous a confiée. Vous n’êtes pas comme certains à courir après le Sénat, ou comme d’autres après la mairie de Paris.

 

M. Marc Francina. Des noms !

 

M. Claude Bodin. Nous sommes en plein dans le sujet…

 

M. Jean Lassalle. Le problème qui me tient à cœur, c’est que ces étudiants ne trouvent pas de maître de stage, en tout cas pas suffisamment. De nombreuses PME seraient prêtes à embaucher des stagiaires et s’en occuperaient remarquablement bien. Malheureusement, elles ne peuvent pas le faire. Ainsi, dans ma modeste permanence, une quinzaine d’étudiants sont en recherche de stages, mais ils ne peuvent entrer en CFA ni en IUT, tout simplement parce qu’ils n’ont pas de maître de stage potentiel.

 

Voilà le problème dont je tenais à vous faire part, madame la ministre. Et je tenais à vous dire que j’ai beaucoup apprécié l’expression « étudiant des métiers ».

 

M. Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales. Très juste !

 

M. Jean Mallot. Vous avez gagné trois places !

 

M. le président. La discussion générale est close.

 

Jean Lassalle à l'Assemblée

 

M. le président. L’ordre du jour appelle la discussion du texte de la commission mixte paritaire sur les dispositions restant en discussion du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2011.

 

M. Jean Lassalle. Monsieur le président, je vous remercie de permettre au non-inscrit que je suis de s’exprimer ce soir sur ce texte, ce que je n’avais pu faire en première lecture.

 

Je n’ignore rien, monsieur le ministre, des déficits considérables de la sécurité sociale, rappelés tout à l’heure par le président de la commission, notamment. Je n’ignore pas non plus que les chiffres ont eu tendance à s’améliorer cette année ; mais il reste beaucoup à faire.

 

Je suis également conscient d’un phénomène qui frappe de plus en plus l’opinion et touche une catégorie de Français qui n’en souffrait pas auparavant : des intérêts financiers qui représentent des dizaines de millions d’euros sont redistribués à des actionnaires sans que nous puissions y faire grand-chose.

 

Peut-être, à la faveur des réunions de plus en plus fréquentes des pays les plus riches, les pays européens les plus puissants pourront-ils – après l’élection présidentielle, sans doute – trouver ensemble le moyen de ramener dans les caisses publiques les sommes considérables qui en sortent inexplicablement. Notre État ne peut continuer de fonctionner ainsi ! L’État ne peut redistribuer que ce qu’il a ; or, aujourd’hui, il n’a pas grand-chose.

 

Si elle agit seule, la France ne pourra naturellement pas faire grand-chose. Voilà pourquoi nous devons nous mettre d’accord avec les grands pays d’Europe et ceux des États du monde démocratique qui le voudront bien.

 

Quoi qu’il en soit, nous ne pourrons continuer longtemps ainsi, même avec cette prime, qui a certes le mérite d’exister, mais qui, mes collègues l’ont dit, ne touchera pas grand-monde et qui n’équivaut pas à une augmentation de salaire.

 

L’élu de longue date que je suis est en tout cas frappé de constater qu’un nombre croissant d’établissements médico-sociaux – hôpitaux, cliniques – ferment, notamment dans les territoires ruraux. Et je ne vois pas ce qui pourrait freiner ce processus.

 

Enfin, nous n’avons pas été capables de tenir compte de l’évolution de l’espérance de vie. En effet, bien que celle-ci ait gagné vingt ans au cours du dernier quart de siècle, nous sommes incapables de soigner les personnes qui vieillissent, qui ne peuvent plus être prises en charge par leur famille et qui souffrent de maladies très éprouvantes. Je le constate régulièrement en visitant des établissements qui, faute de moyens humains, ne disposent pas de l’encadrement nécessaire pour prendre soin d’eux.

 

Si nous ne parvenons pas à les prévenir, les difficultés seront grandes au cours des années à venir. À ces problèmes, les agences régionales de santé ne peuvent opposer que le manque d’argent et l’impossibilité d’agir.

 

 

 

Samedi 9 juillet dernier, Jean Lassalle s’est rendu à Mendive, pour participer à l’inauguration de la nouvelle fromagerie d’Iraty et célébrer les 30 années d’activités de l’entreprise Agour.

 L'Eglise Saint Pierre à Abitain

L'Eglise Saint Pierre à Abitain

 

Jean Lassalle était à Abitain auprès de Didier Lasserre, maire du village, en compagnie de nombreux autres élus, pour la réouverture de l’Eglise.

Il aura fallu 18 mois de travaux pour rendre ce lieu de culte aux abitainois : toiture, électricité, chauffage, plâtre, peinture, sculpture, tout ou presque a fait l’objet de soins.

« Ce qui est magnifique, c’est cet élan de solidarité des gens du village pour restaurer leur patrimoine. A eux seuls, les habitants ont réuni 10 000 des 56 000 euros de frais de financement. C’est un très bel acte de générosité. Le souci de préserver les lieux que les habitants partagent fait honneur aux abitainois. »

Jean Lassalle est député des Pyrénées-Atlantiques et vice-président du Mouvement démocrate (Modem). Ce proche de François Bayrou a souvent étonné par son style particulier en entonnant « Se Canto », l’hymne des Pyrénées, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale en 2003 ou encore en effectuant une grève de la faim en 2006. Homme du terroir, il est issu d’une famille de bergers pyrénéens et a su conserver son franc-parler. Il est souvent monté au créneau pour dénoncer l’attitude de certains militants « écologistes ». Le député a accepté de se livrer aux Nouvelles de France sur ce sujet.

 

Jean Lassalle, quelle est votre position sur l’écologie ?


Je serai clair, sur l’écologie, il y a une sorte de faction politico-militaire qui est chargée de blanchir ce que j’appelle de l’argent sale. Je m’explique : certaines sociétés passent des contrats avec des structures de communication soi-disant protectrices de la nature pour qu’elles aillent porter le fer ailleurs. Elles vont alors dénoncer la fin de la planète ou je ne sais quelle catastrophe afin que l’on foute la paix à leurs commanditaires.

L’écologie des Verts est-elle, selon vous, saine ?

C’est pour cela que je parlais d’une faction. Il y a dans l’écologie une idée tout à fait respectable de bonne gestion de la nature. Dans toutes les causes, y compris les plus dégueulasses, il faut que les gens adhèrent à une grande idée. Depuis la chute du communisme, l’écologisme est le nouveau cauchemar en « isme ». Bien sûr, il y a des militants écologistes sincères et préoccupés qui ont réellement une vision de l’humanité et de l’avenir de la planète et qui recherchent un bien commun. Le problème, c’est quand ces gens tombent entre les bras de plus grosses structures qui sont celles qui polluent le plus. Il y a un cas emblématique, c’est celui de Nicolas Hulot. On peut penser qu’Eva Joly, qui est magistrate, devrait remettre les choses à plat de ce côté-là.

 

Quel doit être le rôle des partis politiques sur ce sujet ?


Ce qui m’emmerde, c’est qu’il y a une tyrannie des partis politiques qui mangent les hommes et les femmes politiques. Ils n’osent pas dire un seul mot ! De plus, les formations, outre les dotations publiques, dépendent également des dons et des subsides d’autres organisations et c’est là que le bas blesse.

Je pense également au fonctionnement des ONG telles que Greenpeace ou WWF qui sont des organisations scandaleuses. Ces associations ne sont rien d’autre qu’une escroquerie intellectuelle. C’est le blanchiment d’argent qu’elles pratiquent car elles sont financées par des grosses entreprises qui cherchent à se racheter une vertu et une respectabilité. Bien sûr, c’est plus facile de s’acharner sur la paysannerie que sur ce type d’organisations.

 

Quelle est votre position sur la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ?


Je suis le seul parlementaire qui ait cohabité avec les ours. Mon père me disait qu’il n’aimait pas les ours mais qu’il ne voulait pas qu’ils disparaissent car ils faisaient partie de la Création. Il n’y a d’ailleurs jamais eu de fusil chez nous, sauf pendant les guerres, période pendant laquelle la chasse était ouverte, si je puis m’exprimer ainsi. Cependant je reproche à certains de décréter qu’il faille à tout prix réintroduire l’ours en oubliant l’homme. On nous parle de développement durable, aujourd’hui c’est devenu une expression qu’il faut replacer 15 fois par discours, moi je veux bien. Dans le fond, je n’ai rien contre l’ours, il me fait ch… mais je n’ai rien contre lui. Pendant 4 ans nous avons travaillé sur un projet de réintroduction que Dominique Voynet, alors ministre de l’Ecologie, avait stoppé. Le problème est que l’ours est devenu un moyen de nous faire oublier que le monde est si triste et l’horizon si bas. J’ai été détesté dans certains milieux lorsque j’ai fini par dire que l’on nous prenait pour des c…. Pour nous, il est important de conserver nos valeurs, nos us et nos coutumes. Bref, nous n’avons rien à voir avec des organisations comme Greenpeace et WWF.

 

Pensez-vous que François Bayrou ait des chances pour la présidentielle entre Jean-Louis Borloo et Les Verts ?


François Bayrou sera au rendez-vous, c’est évident. Les écolos, comme d’habitude, vont rater les présidentielles. Dans ce type d’élections, ils ne dépassent pas les 5% ! Quant à Jean-Louis Borloo, je ne pense pas qu’il participera même pas à cette élection !

 

interview a retrouver sur : http://www.ndf.fr/la-une/29-06-2011/jean-lassalle-depuis-la-chute-du-communisme-l%E2%80%99ecologisme-est-le-nouveau-cauchemar-en-isme


 

 

Élus et administrés réunis sur le parvis de l'église pour l'inauguration des aménagements du bourg. photo j. d.

Élus et administrés réunis sur le parvis de l'église pour l'inauguration des aménagements du bourg. photo j. d.

Dimanche 26 juin, Jean Lassalle s’est rendu sur l’invitation de Jean Michel Camou, maire d’Orègue, à l’inauguration de l’achèvement des travaux d’aménagements du bourg.

 

 

 

 

 

 

En compagnie de nombreux autres élus dont Georges Labazée (président du Conseil général) et Denise Saint-Pé (présidente du syndicat départemental d’énergie), Jean Lassalle a félicité l’équipe municipale d’Orègue pour son dynamisme.

« Quel beau dynamisme à l’œuvre ici! Les nouveaux aménagements s’intègrent parfaitement à la beauté de ce site d’Orègue! Et quel beau message : entretenir et enjoliver nos villages pour se rendre accueillant et suffisamment attractif pour que nos jeunes puissent s’y installer »