Jean Lassalle

Député

Archives pour mars 2011

Après un rassemblement devant la sous-préfecture, où les déléguées du personnel ont exprimé leurs doutes sur le « plan hôpital », le cortège a rallié la mairie.

Elles ont maintenu leur manifestation, prévue depuis quinze jours, malgré les annonces sur le plan de reprise de la clinique par l’hôpital d’Oloron. Malgré, disent-elles, « les tentatives de déstabiliser notre action ». Hier, les déléguées du personnel de la clinique se sont exprimées sur le perron de la sous-préfecture devant 150 personnes, avant que le cortège ne rallie la mairie.

D’emblée, Claude Barragué, déléguée du personnel, a mis en doute le plan de l’hôpital : « Notre sort est entre les mains de personnes qu’on ne connaît pas et qu’on n’a pas rencontrées. Nous n’avons jamais été consultés. Cette proposition public-public nous laisse très sceptiques. »

Elle développe ses arguments : « On se préoccupera d’abord des 213 emplois précaires de l’hôpital (chiffre avancé jeudi par le syndicat CGT du centre hospitalier, NDLR) et on va oublier les 53 de la clinique. Pour nous, ce n’est pas acceptable. » Elle dénonce « un public-privé masqué qui mettra l’hôpital en difficulté financière » avec la seule reprise de la maternité et de l’orthopédie. « Nous avons à la clinique un urologue, un gastro-entérologue, un ophtalmologiste qui n’ont pas de place dans ce projet. »

L’Agence régionale de santé est pointée du doigt. « Elle sera arrivée à ses fins : la centralisation sur un mégapôle palois qui concentrera toute la chirurgie. » Les représentantes de la clinique craignent « la fin de l’offre de soins sur le territoire dans les prochains mois. » Un écho dans la foule : « Nous, les patients, voulons garder la clinique ».

Le maire d’Oloron, qui avait annoncé dans un communiqué cosigné avec son adjoint Robert Bareille qu’il ne participerait pas à cette manifestation, en a aussi pris pour son grade, dans un rassemblement marqué par la présence de trois candidats de droite et du centre au canton d’Oloron-Est et par celle de l’opposition municipale. Avant que le cortège ne gagne, symboliquement, la mairie d’Oloron, Claude Barragué assure : « Notre volonté ne faiblira pas ».


===> Prises de paroles

Marc Oxibar, candidat UMP Oloron-Est. « Ma démarche auprès du ministère de la Santé visait à faire entendre la voix des 70 salariés de la clinique. La première des solidarités, c’est d’être ici aujourd’hui. »

André Labarthe, candidat Nouveau centre Oloron-Est. « J’ai toujours défendu l’idée d’un pôle de santé avec un plateau unique. Je suis avec vous. Il faut impérativement que personne ne reste sur le carreau. »

Robert Cauhapé, candidat DVD Oloron-Est. « Je suis très déçu par l’absence des élus d’Oloron. Nous étions tous là pour le commissariat puis la polyclinique. Cette municipalité anesthésiée n’est plus capable d’opérer. »

Jean-Claude Elichiry, candidat PRG Oloron-Est. « Ce n’est pas le candidat mais le simple citoyen qui entend faire savoir à tout le personnel que je suis à vos côtés. 70 emplois sont en jeu. »

Jean Lassalle, député MoDem. « Ceux qui ont conduit ce projet de reprise l’ont fait en laissant de côté les responsables de la clinique. Cette affaire doit être traitée au grand jour. Sinon, on perdra la maternité, et dans très peu de mois, l’hôpital lui-même sera en danger. »

===> Les candidats absents

Jean-Pierre Domecq, candidat PS Oloron-Est. Le conseiller général sortant a adopté le point de vue exprimé par Bernard Uthurry : ne pas participer « pour ne pas dévoyer le message que porte le plan de continuité et de sauvegarde ».

Raymond Villalba, candidat Front de gauche Oloron-Est. Le Front de gauche refusait de « manifester avec certains qui sont les adversaires du service public et qui ont intrigué jusqu’au cabinet du ministre Xavier Bertrand ». « L’urgence est à se mobiliser et se rassembler autour du plan de service public. »

Claude Barragué, déléguée du personnel, a exprimé les doutes des salariés de la clinique sur le plan de reprise proposé par le directeur de l’hôpital d’Oloron, hier après-midi, devant 150 personnes

L’échec du projet de reprise de l’usine Laprade est officiel. Les collectivités vont mettre en place une cellule de reclassement pour les 13 anciens salariés.

Le constat est amer. Laprade, c’est bel et bien fini. « L’initiative dont j’étais à l’origine a échoué », déclarait hier le député Jean Lassalle, au sortir d’une ultime réunion en sous-préfecture d’Oloron. « Je suis triste et désolé parce qu’il y avait la place. »

Et de narrer par le menu la mobilisation des financements nécessaires (il manquait 400 000 € pour assurer les coûts de remise à niveau et les investissements) auprès des collectivités, Région, Département, et de l’État. La visite chez le repreneur potentiel, les Aciers Coste, à Thiers, dont le dirigeant, François Lemasson, jettera finalement l’éponge, amer lui aussi. La mobilisation, enfin, des 13 ex-salariés.

Cellule de reclassement

« Le vent a tourné », lâche le député. Il avait pourtant pris le soin de « faire le tour des arcanes du tribunal de commerce pour s’assurer que rien ne soit fait qui puisse nuire à cette entreprise pendant la durée de cette opération ». Las, un courrier du greffe du tribunal annonçait le 4 février la mise en vente aux enchères prochaine du matériel de l’usine.

Le député, comme il a eu à le faire par le passé sur d’autres dossiers, assume sa responsabilité. « D’autres sont plus responsables que lui », tranche Véronique Souverbie, ex-salariée de Laprade, visant « les mandataires, le tribunal de commerce, le président de la CCI et certains politiques qui ont soutenu un autre dossier de reprise ». Elle finit par lâcher les noms : l’ancien directeur de l’usine, Pierre Lemoine, actuel patron de l’usine de bérets Béatex et le sénateur UMP Auguste Cazalet.

Tout aussi amer, Me Bernard Condat, l’avocat des ex-salariés, estime que le dernier actionnaire majoritaire de Laprade, le groupe allemand Theis, « voyait d’un mauvais oeil le redémarrage d’une activité concurrentielle ».

Désormais, le comité de suivi (Etat, Région, département) va se pencher, avec Pôle emploi, sur « une forme de cellule de reclassement » pour les 13 anciens salariés. Certains ont déjà accepté « de l’alimentaire », en intérim ou en CDD. Trois d’entre eux, dont Véronique Souverbie, n’ont à ce jour aucune perspective. « Nous devons trouver une solution humaine et digne. »

===> Jean Lassalle demande la réouverture du tribunal de commerce d’Oloron

« Dans cette affaire, j’ai acquis l’intime conviction qu’il faut rouvrir le tribunal de commerce d’Oloron, plaide le député Jean Lassalle. Le bassin économique du Haut-Béarn nécessite que les gens qui sont amenés à prendre ces terribles décisions soient en prise avec la réalité du terrain. » Un nouveau combat.

En 30 ans le nombre de chasseurs est passé de plus de 2 millions à environ 1,3 millions. Pour inverser cette tendance, la Fédération Nationale des Chasseurs a organisé les 15 et 16 février dernier à la Maison de la Chimie à Paris, les Etats Généraux de la Chasse « Entre Nature et Futur ». Jean Lassalle a été convié à participer à ces rencontres qui ont été une belle réussite.

Vous trouverez ci-dessous l’article que le journal la Dépêche a consacré à Jean LASSALLE :

Jean Lassalle, député : "Les chasseurs sont en voie de disparition"

Le député MoDem des Pyrénées-Atlantique, Jean Lassalle, fait partie des intervenants de ces états généraux de la Chasse parmi d’autres personnalités politiques et associatives du monde rural, comme le député de la Corrèze François Hollande, ou le Girondin Henri Sabarot, président de l’Office national de la Chasse et de la faune sauvage.

« Je ne suis pas chasseur, mon père et mon grand-père ne l’étaient pas, mais je suis maire d’un petit village où 80 % des habitants sont des chasseurs. Je peux me permettre de ne pas l’être, ils font le job ! Pour moi, la chasse m’inspire trois choses. Tout d’abord, c’est la gestion du territoire et de la faune. Les chasseurs font ça très bien, ils sont très organisés avec des fédérations qui les aident. Les sangliers sont un gros problème et leur régulation est importante.

Deuxième chose : les chasseurs regardent ! Lorsqu’ils parcourent la campagne, ils peuvent signaler tout élément anormal dans l’espace rural : une clôture arrachée, un mur qui menace de s’effondrer, un problème sur un troupeau. Enfin, la chasse est un moment de rencontre et de convivialité, très important. Mais je ne sais pas si cela va durer encore très longtemps…

Aujourd’hui l’image du chasseur n’est pas très bonne, face au « gentil » protecteur de la nature. Mais il faudrait prendre garde à ce que le chasseur lui-même ne devienne pas une espèce en voie de disparition. Il serait bien que les gens de la ville viennent nous voir, qu’ils fassent l’effort de comprendre les chasseurs, qu’ils ne nous jugent pas avant : il y a des connards partout ! Quant à moi, je vais profiter de ces états généraux pour parler de certains défenseurs de la nature : il faudrait que certains viennent enfin nous dire clairement d’où vient l’argent de leur fondation. Que Nicolas Hulot par exemple reconnaisse qu’il est financé par Rhône-Poulenc ! »

 

(La dépêche - 16/02/2011)

Le mardi 22 février Jean Lassalle c’est rendu au traditionnel Salon International de l’Agriculture.

Il a d’abord fait un crochet par le Salon International du Machinisme Agricole, rendez-vous biennal des professionnels agricoles, méconnus du grand public et peu fréquentés par les politiques, où il a participé à l’émission « Face à » de la chaîne Tvagri. Après ce passage apprécié, Jean Lassalle s’est ensuite rendu porte de Versailles.

 

Là, il y a rencontré des éleveurs, des producteurs, des cultivateurs, des commerçant, des visiteurs, avec qui il a pris le temps d’échanger sur les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Cette journée festive placée sous les couleurs de la Région Aquitaine à mis à l’honneur les produits basco-béarnais et la convivialité des ses habitants.