Jean Lassalle

Député

Le 4 mai je me suis exprimé contre la loi travail à l’Assemblée nationale. Cette loi et les méthodes du gouvernement pour la faire adopter ne sont pas acceptables. L’utilisation du 49.3 est le degrés zéro de la démocratie, ce passage en force dénigre les manifestations citoyennes et parlementaires contre cette loi. Eluder un tel débat n’est pas admissible aujourd’hui en France.

« Assez paradoxalement, ce texte favorise plutôt les grosses et les très grosses entreprises. Si elles veulent engager un plan social dans leur filiale française, elles n’auront plus à se justifier sur la situation de leurs filiales à l’étranger évoluant dans le même secteur. On pourra faire des millions de bénéfices dans un autre pays et serrer la vis en France. Dans le même temps, nombre de nos collègues sur tous les bancs de cette assemblée ont souligné que là où l’on pourrait créer de l’emploi – dans les PME, chez les petits artisans ou chez les commerçants –, où un seul homme ou une seule femme, en en embauchant un ou une autre, pourrait immédiatement créer un emploi de plus, cela devient de plus en plus difficile. Ce texte ne facilite absolument pas ce genre de démarches. »

 

2 Commentaires sur “Je dis non à la loi travail !”

  1. JB Mussy dit :

    Merci Monsieur Lassalle ! Votre analyse se rapproche de la position du Conseil National de Transition… Je pense donc que vous pourriez être celui que la France attend pour les années difficiles qui s’annoncent… L’avenir nous dira.

  2. Association citoyenne L'Alternative Crédible dit :

    Dans votre analyse, vous mettez l’accent sur le cœur du problème avec nos élites. Le discours « libéral » qu’elles tiennent est en fait du « néolibéralisme » qui favorise toujours les puissants et le toujours plus de flexibilité et de précarité pour les autres. Par contre, elles ne combattent jamais la bureaucratie, l’excès de charges et de complexité juridique et administrative qui plombent notre économie,… au contraire!
    Nous avons besoin de l’exact inverse. Il faut absolument faciliter la vie des entrepreneurs, notamment des TPE, PME et ETI qui créent de l’emploi et réguler les dérives de la finance et des grands groupes internationaux.
    En résumé, la France a besoin d’une révolution libérale, d’un libéralisme « authentique », et le monde d’une révolution anti-néolibérale!

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