10eme forum international de l’eau à Jéju

Voici un extrait de mon discours au 10° rassemblement du forum de l’eau de l’île de Jeju, en Corée du Sud:

“La politique publique française de l’eau n’a cessé d’être modernisée depuis la première loi fondatrice de 1960, et complétée afin de répondre aux enjeux fondamentaux que sont :
• L’accès à l’eau potable et à l’assainissement des eaux usées pour tous ;
• La prévention des risques liés à l’eau ;
• La préservation des ressources en eau et des milieux aquatiques ;
• La prévention des pollutions permanentes et accidentelles ;
• Le développement durable des activités liées à l’eau (industrie, loisirs, transport…) ;
• L’assurance d’une production agro-alimentaire ayant des impacts limités sur le milieu et les ressources.

C’est l’entièreté de ce travail qui a permis de développer la grande force du système français : la commune comme outil de gestion du détail de la ressource en eau. Les élus municipaux sont aussi ceux qui possèdent la capacité de suivre la qualité de l’eau, et de faire remonter des problèmes de traitement. Nous avons en France, en première ligne, le maire, celui des élus qui est le plus populaire auprès des citoyens. Finalement, la France a abaissé au maximum cette compétence dans l’échelle administrative et politique, pour que le citoyen, celui qui va bénéficier de cette eau courante, puisse s’adresser à un représentant en cas de difficulté.
Mais rien n’est gravé dans le marbre, et de nombreuses failles doivent être corrigées quant à la gestion d’une ressource aussi précieuse.

Il s’agit maintenant de mettre en place un accord entre les utilisateurs et les acteurs politiques, visant à promouvoir une gestion partagée et équilibrée de la ressource en eau sur l’ensemble du territoire. Ce que nous devons faire, c’est donner une vision d’ensemble, tenant compte de tous les usages de l’eau (eau potable, assainissement, industries, irrigation, énergie, pêche, usages récréatifs…) en associant l’ensemble des acteurs du territoire. Il s’agit avant tout de se positionner sur les actions favorisant des économies d’eau.
Il est par exemple nécessaire de poursuivre et d’accompagner l’évolution des pratiques à la fois concernant le choix des cultures et des méthodes pour arroser (gouttes à goutte) mais également des traitements ou des fertilisants, pour éviter au maximum la pollution des sols et du ruissellements des eaux.

Pour cela, la contribution française avec son expertise doit se focaliser sur trois sujets primordiaux :
1/ Le développement du réseau de distribution et l’accélération du renouvellement du réseau existant, qui passent par la recherche de financement et le développement de l’ingénierie ;
2/ L’amélioration de l’accessibilité plus large au réseau d’eau, qui passe par la différenciation des capacités de l’accessibilité à une tarification adaptée, donc sociale ;
3/ Le renouvellement de la confiance en l’eau potable qui passe, d’une part, par la recherche d’un système de diffusion d’information clair et transparent, et d’autre part, par l’engagement pour la qualité de l’eau qui est lié étroitement à l’écologie et son combat contre la pollution.

C’est un vaste programme qui doit être animé par l’envie de préparer l’avenir des générations futures avec un élément essentiel à la vie… à savoir l’eau.”

10eme forum international de l’eau à Jéju

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