Valorisons nos travaux de recherche

Le mardi 24 mai a été débattu en commission des finances le projet de décret d’avance, en application de l’article 13 de la loi organique relative aux lois de finances.

J’ai été surpris d’apprendre l’annulation de 256 millions d’euros de crédits sur la mission « Recherche et enseignement supérieur », concernant les organismes de recherche majeurs de notre pays (le Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives (CEA), le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l’Institut National de Recherches Agronomiques (INRA), l’Institut National de Recherche dédié au numérique (INRIA)) à une époque où une grande majorité, si ce n’est la totalité, des pays développés ou en voie de développement mettent la recherche au rang de leur priorité. L’Allemagne a augmenté ses dépenses consacrées à la Recherche et Développement de 75% en 10 ans, les États-Unis ont annoncé très récemment vouloir doubler leurs efforts dans le domaine des recherches sur l’énergie, et le Brésil fait figure de modèle en terme de recherche et d’innovation. La France, avec une telle politique, risque un décrochage économique vis-à-vis de ses principaux concurrents alors qu’elle devrait, au contraire, préparer son avenir scientifique et industriel.

Une récente analyse de la société Thomson Reuters plaçait le CEA et le CNRS parmi les 10 organismes publics les plus innovants au monde. Face à cette réalité, il apparaît évident que la recherche est indispensable pour redresser notre pays économiquement.

Cette politique de courte vue ne peut qu’accentuer la désaffection des jeunes pour les études et les métiers scientifiques, des carrières trop peu valorisées en France, ce qui les pousse à s’expatrier en Allemagne, aux Etats-Unis ou même en Asie. Ces départs ont plus d’impact que ceux des exilés fiscaux, ce sont les forces vives de notre nation, les forces de demain.

Depuis les années 2000, le nombre de publications scientifiques s’appuyant sur la participation active des citoyens (les « sciences participatives », ou «sciences citoyennes») explose : la France se situe au 7ème rang mondial et représente 4% de cette production, un palmarès qu’il est grand temps de valoriser et de promouvoir

Valorisons nos travaux de recherche

Un commentaire sur “Valorisons nos travaux de recherche

  • 17 juin 2016 à 9 h 18 min
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    Bravo monsieur le Député.
    L’association de inventeurs salariés de France( AIS) milite également vers une meilleure reconnaissance des chercheurs et inventeurs . Tous les gouvernements préconisent de « l’innovation » afin d’assurer une meilleure compétitivité mais rien ne se réalise concrètement dans les actes . Nous souhaitons vous rencontrer afin d’aborder ce sujet crucial avec vous.
    Merci

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