Repensons la justice française !

La reforme du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) a pour intention de modifier à la fois sa propre composition et la procédure de nomination des magistrats. Cette mesure veut ainsi renforcer l’indépendance et l’autorité du CSM.

Mais le problème ne sera pas résolu avec des mesurettes vidées de leur portée par le sénat : c’est notre système judiciaire tout entier qu’il faut repenser. « J’ai rarement vu un secteur avec autant d’hommes et de femmes malheureux, les uns parce qu’ils passent des jours et des nuits à travailler – hauts magistrats, magistrats, juges, procureurs –, les autres parce qu’ils sont totalement indignés par le sentiment que nous sommes dans un perpétuel déni de vérité. »

« Les difficultés rencontrées pour réformer le CSM démontrent clairement combien il devient urgent de faire le point sur le fonctionnement de la justice dans son ensemble et sur ses dysfonctionnements, en termes d’indépendance et d’impartialité. »

La dégradation de notre système judiciaire est aujourd’hui incontestable. « Depuis de nombreuses années déjà, la perception de nos concitoyens sur la justice de leur pays est catastrophique, ce qui me paraît particulièrement préoccupant pour notre démocratie. »

C’est pourquoi j’ai décidé d’émettre une proposition de résolution visant à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’état de la justice française.

Je suis persuadé qu’il est aujourd’hui important que cette commission d’une trentaine de membres soit formée. Elle serait, je l’espère, le prémice d’une réflexion plus abondante sur la question de la justice en France.

Repensons la justice française !

3 commentaires sur “Repensons la justice française !

  • 24 avril 2016 à 16 h 35 min
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    Perpétuellement en conflit avec le système, je suis persuadé qu’il faut remettre en cause l’inamovibilité des magistrats.
    C’est comme les politiques, c’est toujours les mêmes.
    Comment faire bouger « la jurisprudence » ? Comment évoluer, surtout si on invente ?
    D’autre part, il faut également repenser la représentation obligatoire qui amène les avocats à n’être que les seuls autorisés à s’adresser aux magistrats. De ce fait, la justice ne peut pas être indépendante puisqu’elle ne dépend uniquement que de celle de la profession d’avocat et de son bon vouloir. Au passage, je remarque que la profession d’avocat est une profession libérale, incompatible avec la notion de paix. Cette profession nous amène à des conflits qui lui sont nécessaires afin de « s’alimenter de dossiers » et de penser être utile.

  • 13 mai 2016 à 18 h 53 min
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    Je suis d’accord avec M. LALOUBERE et j’irais plus loin.
    Il manque le pendant des bœufs carottes de la police pour les juges.
    Ils peuvent faire des erreurs sans être remis en cause, ni mesures disciplinaires. Voir l’article du canard enchaîné sur la cour d’appel de Nîmes. Inamovibilité des juges ? Comment éviter les relations malsaines qui peuvent s’installer avec le temps ?
    En ce qui concerne les avocats, c’est un des rares métiers qui n’a aucune obligation de résultat !
    Pour ne pas diverger tout système doit avoir un contre pouvoir.

  • 26 mai 2016 à 14 h 19 min
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    Bien dit Mr GOBERT.
    Pardon, bien écrit.

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