Protection de l’enfant : une loi essentielle mais un coût supplémentaire pour les départements.

La modernité de notre pays, ses valeurs d’égalité et de partage ne doivent pas masquer une chose qu’il est nécessaire de prendre en compte : beaucoup trop d’enfants sont malheureux.

La France n’est pas exempte des drames qui touchent une partie de la jeunesse d’aujourd’hui. Amplifiés et accélérés par les tensions économiques, ils amènent un grand nombre de famille à s’autodétruire ou disparaître.

Par ailleurs, la transformation effrénée de notre environnement produit parfois un décalage dangereux entre les générations.

« Quelqu’un me disait un jour que si l’on évalue généralement à vingt-cinq ans l’écart qui sépare un père de son fils, une mère de sa fille, lui-même avait l’impression qu’un saut de mille ans s’était produit entre l’époque de son fils et la sienne ».

C’est pour cela qu’une telle loi est bienvenue et fondamentale pour l’avenir de nos enfants.

D’abord car elle permet la mise en place de la désignation, dans chaque service départemental de protection maternelle et infantile d’un médecin référent pour la protection de l’enfance ; l’ajout d’une mission supplémentaire pour la formation continue des professionnels de la protection de l’enfance dans les observatoires départementaux ; la valorisation des PPE (projet pour l’enfant) ou encore la réforme de l’adoption simple, afin de lever certains freins juridiques etc.

Ensuite, parce qu’elle donne un véritable élan, auquel tout le pays doit répondre, contre la menace de disparition de l’esprit de pupille de l’État ou du réseau associatif national de l’éducation populaire : PEP, pour ne citer qu’eux.

L’aide et le soutien que peut apporter le département, la région, l’État sont donc essentiels. Cependant un élément me préoccupe : ce sont les départements qui feront office de premiers financeurs. Or, beaucoup d’entre eux sont en grande difficulté actuellement, et cela pourrait, je le regrette, compromettre la bonne application de cette loi sur tout le territoire.

Première intervention séance du 18/11/15

Deuxième intervention séance du 27/01/16   

 

 

Protection de l’enfant : une loi essentielle mais un coût supplémentaire pour les départements.

Un commentaire sur “Protection de l’enfant : une loi essentielle mais un coût supplémentaire pour les départements.

  • 9 mars 2016 à 10 h 37 min
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    Merci pour cet autre combat Jean Lassalle en faveur de la jeunesse, comme vous avez raison en défendant une telle loi de protection de l’enfance :
    « … beaucoup trop d’enfants sont malheureux.
    La France n’est pas exempte des drames qui touchent une partie de la jeunesse d’aujourd’hui. Amplifiés et accélérés par les tensions économiques, ils amènent un grand nombre de famille à s’autodétruire ou disparaître. »

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