Jean LASSALLE membre du club Bois et Forêt

Jean  LASSALLE s’est rendu le mardi 5 avril dernier à l’Assemblée Nationale au dîner de lancement du club Bois et forêts.

Pourquoi Jean LASSALLE  a adhèré au Club Bois & forêts

 

 

Le potentiel économique, environnemental et social de la forêt, et plus largement de la filière bois est aujourd’hui sous exploité.

 

Pourtant dans le cadre des objectifs de la loi d’orientation forestière, actualisés par le Grenelle de l’environnement, un recours plus important à la ressource forestière est attendu, pour contribuer à la fois au développement de la chaleur et de l’électricité renouvelable et au développement du bois dans la construction.

 

Notre pays a pris l’engagement d’augmenter la part des énergies renouvelables (ENR), dans la consommation énergétique et de la porter à 23% en 2020, contre 9% en 2009, et la filière bois devrait fournir à elle seule un tiers de cet effort.

 

La filière bois devra également, dans le cadre d’un marché de plus en plus mondialisé, contribuer à un approvisionnement sécurisé et adaptés aux besoins économiques des différents secteurs de la filière (papeteries, industriels de l’ameublement…).

 

Elle devrait connaître prochainement une modernisation d’ampleur marquée par le regroupement de l’offre de bois pour offrir de la visibilité aux industriels, l’émergence d’un réseau d’entreprises performantes et la perspective de l’éligibilité des projets forestiers sur les quotas carbone européens.

 

Pour toutes ces raisons j’adhère à l’initiative qui est prise et j’en suis très heureux.

 

Je voudrais simplement ajouter que la forêt me paraît la grande oubliée des politiques publiques agricoles. J’ai rencontré des exploitants qui étaient démoralisés de voir l’état dans lequel ils sont restés après les diverses tempêtes. L’Etat ne s’est pas vraiment occupé d’eux.

 

Lors de mon premier mandat de Maire la forêt apportait à ma commune 50 à 60% de ses ressources. Aujourd’hui, elle n’apporte plus rien, il ne se vend plus un arbre. La forêt n’est plus entretenue et n’est plus une forêt de qualité susceptible de contribuer, comme elle devrait à l’économie de notre pays. Notre pays pourrait faire beaucoup plus et beaucoup mieux et, j’attends que nous réveillons.

 

Comme je l’ai dit lors du lancement de ce club, je suis prêt à accueillir les parlementaires membres de club et les professionnels pour constater les choses par eux-mêmes sur le terrain.

 

Le contexte immédiat

 

Une crise particulière due à la prolifération d’un insecte xylophage

 

A la suite de la tempête Klauss, la forêt aquitaine a été sinistrée dans un ordre de grandeur compris en 30 à 60 % de la surface exploitée. Les arbres abattus sont demeurés trop longtemps stockés en bordure de forêt favorisant les attaques d’un parasite volant le scolyte.

 

Ces insectes ont proliférés durant l’année 2009 dans les bois couchés et détruits. Après avoir consommé la matière présente dans ces troncs, ils se sont développés dans les arbres sur pied.  Ce phénomène, déjà observé en 2000 en Gironde après la tempête de 1999, prend une ampleur plus importante aujourd’hui dans le sud Gironde et les Landes.

 

Aucun traitement insecticide des peuplements sur pied n’a été réalisé, la matière active pour le traitement des piles de bois étant interdite en forêt en France. Depuis 2009, la prolifération des insectes s’est accentuée et la perte estimée par les professionnels pourrait s’élever à 5 Mm3. Si les températures hivernales ont permis de réguler temporairement la prolifération, il est à craindre que celle-ci reprenne dès le printemps 2011.

 

Les pertes de volume pourraient s’avérer préjudiciables à l’ensemble de la filière bois (sylviculteurs, papetiers et ameublement). La première filière concernée est la filière sylvicole qui emploie, à elle seule, 38 000 personnes.

 

Les enjeux sont multiples à savoir, à court terme l’avenir de la sylviculture française, et à moyen terme la question de l’approvisionnement en bois de l’ensemble de la filière (papeterie ameublement…).

 

En outre, dans la perspective de la mise en  œuvre  du « Grenelle de l’environnement » (utilisation du bois comme source d’énergie) et de la montée en puissance du marché des certificats d’économie d’énergie liés aux quotas de CO2, l’avenir de la forêt présente une dimension transversale susceptible d’être à la source de nombreuses activités économiques nouvelles pour la filière.

 

Enfin, cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’ «  Année de la forêt » déclarée par l’ONU.

 

La filière bois est donc à un tournant économique majeur avec la réflexion en cours sur l’optimisation optimale de la ressource bois dans une économie mondialisée, la lutte contre les parasites et les perspectives ouvertes par le marché européen des quotas de CO2. L’année 2011, désignée, « Année de la forêt » par l’ONU constitue le moment idéal pour créer une structure pérenne de débat et d’échange entre public et privé pour envisager l’avenir de cette filière.

Jean LASSALLE membre du club Bois et Forêt

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