Jean Lassalle et le Salon de l’agriculture

« J’aime, que dis-je, j’adore me retrouver dans l’ambiance bouillonnante, bruyante et joyeuse autant que solennelle du Salon de l’agriculture à la porte de Versailles. Son rite immuable donne l’occasion à toute la France d’une incroyable rencontre de dimension à la fois locale, nationale, et planétaire chaque année au début du mois de mars. Les animaux y sont autant amoureusement présentés que leurs enclos sont harmonieusement agencés. Comme l’ensemble des régions, productions et terroirs de France, la présentation y est impeccable et magnifique. De larges allées tracées entre stands de vin, de charcuterie, d’alimentation sous toutes ses formes, de services et d’entreprises représentées, offrent aux centaines de milliers de visiteurs en perpétuel mouvement une infinie possibilité de directions, de tours et détours. L’ambiance est festive, enflammée, de proche en proche, par une banda du Sud, une harmonie du Nord, une fanfare bavaroise, un groupe de cornemuses de Bretagne, de bourrées auvergnates, de groupes de chants a cappella organisés ou improvisés de Corse, du Béarn, du Pays Basque ou d’ailleurs. »

Comme chaque année, la 49° édition du Salon international de l’agriculture a ouvert ses portes samedi 25 février au Parc des expositions. Au programme de la plus grande ferme de France, neuf jours de découverte, de fêtes et de débat autour du thème agricole, ses 1142 exposants et 4667 animaux.

Dans les sous terrain de la ligne 12, Valentine 7 ans vache Gasconne nous apostrophe. Sur l’affiche un « J’arrive » géant  nous rappelle qu’elle est effectivement pas loin. De qui parlons nous, mais de l’élection bien sur ! A un peu plus d’un mois du premier tour, on ne sait plus vraiment qui vient rendre visite à l’autre. Est-ce Valentine, partie de sa Gascogne natale pour s’exposer fièrement aux visiteurs du monde entier ou bien les candidats à la magistrature suprême venus le temps d’une après-midi, ou plus, affiner leurs propositions électorales. C’est un salon et à l’image des salons de Madame de Villeparisis dans l’imaginaire proustien, il est bon de s’y faire voire. On brosse une bête, trinque avec des exploitants, chante avec des fanfares, entouré de journalistes filmant la rencontre entre Valentine et ses visiteurs de marque.

La représentation est l’un des fondements de la démocratie et c’est pourquoi, l’exposition connaît un tel succès. Car avant d’être un lieu de rendez-vous politique, elle est avant tout un espace vivant où s’entrechoquent divers accents régionaux et le même amour de la terre. Jean Lassalle sait parler à ses amis agriculteurs et se refuse au fatalisme. Le berger qu’il est et qui qu’il restera toujours a conscience des enjeux. Accompagnant son fidèle, François Bayrou candidat centriste à l’élection présidentielle, il se faufile dimanche 26 février pour une première visite de l’évènement. Enthousiastes par l’idée d’être écoutés et compris, les exposants réservent un très bon accueil à la délégation MoDem. (voir vidéo : François Bayrou au Salon de l’agriculture).

Dans son ouvrage, Le retour du citoyen, Jean Lassalle accorde un chapitre entier au sauvetage de notre agriculture. Il rappelle que dans les années 1960 cohabitaient plus de deux millions d’exploitations agricoles, quarante ans plus tard ce nombre a été divisé par quatre. La PAC (Politique Agricole Commune) a rendu l’agriculture mondiale, or il existe en France une agriculture de qualité attachée au respect des bêtes et des plantes qui pourraient parfaitement équilibrer leurs budgets eux-même. Le député des Pyrénées-Atlantiques est convaincu de la nécessitée d’un lien plus direct entre producteur et consommateur.

C’est pour exposer ses craintes et ses propositions que Jean Lassalle se rend une seconde fois au Salon, mardi 28 février, derrière les micros d’AgriTv. C’est en famille qu’il décide de répondre à ce rendez-vous. Il s’agit d’une occasion de rencontrer les exposants dans une ambiance plus détendue que lors de la venue de Francois Bayrou. Au micro de « Libé Labo » (voir la vidéo : « Libé Labo »), il se plie au jeu et voit en son candidat les traits d’une vache basco-béarnaise, « François ressemble à cette race mythique des Pyrénées, elle donne du lait, François Bayrou donne des idées il a beaucoup à donner pour la France ».

Jeudi, c’est avec ses amis des Pyrénées-Atlantiques que Jean Lassalle retourne pour une troisième fois à la rencontre des agriculteurs. Au programme : chants corses et dégustations au stand Région Aquitaine en présence du Président du Conseil Général, Monsieur Georges Labazée et le chanteur Michel Etcheverry, sous fond de fanfare basque.

« Le monde paysan a imposé un rapport de force qui déjoua les préjugés de leurs représentants. Comme tel, il s’agit d’un moment essentiel de la démocratie et de la représentation », tels mots pourraient résumer l’attention particulière qu’éprouve Jean Lassalle pour une manifestation comme celle du Salon de l’agriculture. Cette semaine a donc été particulière pour le Député qui entre ses préoccupations habituelles a pu respirer un peu de l’air béarnais Porte de Versailles.

Jean Lassalle et le Salon de l’agriculture

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