Intervention de Jean Lassalle sur l’Alternance et la sécurisation des parcours professionnels

Jean Lassalle à l'Assemblée
Jean Lassalle à l'Assemblée

 

M. le président. Pour les non-inscrits, la parole est à M. Jean Lassalle.

Il aura réussi habilement à se glisser… (Sourires.)

 

M. Jean Lassalle. Vous ne saurez jamais, monsieur le président, à quel point je devrais vous remercier : le non-inscrit que je suis est également en voie de formation, depuis un certain temps, pour devenir un député moyen.

 

Un grand journal du sud-ouest m’a relégué en dernière position parmi les députés de la région. Je n’ai certes jamais fait l’École normale, mais j’ai tout de même fait l’école normalement (Sourires) : je ne m’attendais pas à un si mauvais classement. Mais voilà, il y a des critères, parmi lesquels le nombre de questions posées au Gouvernement au nom du groupe : et comme je n’ai pas de groupe, j’ai eu zéro… Même chose pour le nombre de propositions de loi déposées au nom du groupe : encore zéro…

 

M. Jean Mallot. CQFD !

 

M. Jean Lassalle. Et pareil pour le nombre d’amendements déposés au nom du groupe !

 

Heureusement, je me forme tout de même et, grâce à vous, monsieur le président, je vais peut-être remonter d’une ou deux places car, décidément, j’étais tout en bas de la liste !

 

Pour ma part, madame la ministre, j’aime bien les stages de formation en alternance. D’abord, j’emploie moi-même des stagiaires depuis longtemps et tous ont trouvé du travail, en particulier des étudiants de l’institut d’études politiques de Toulouse qui m’ont été confiés pour toute une année. Et cela se passe très bien pour eux à Paris : ils s’éclatent – et moi aussi d’ailleurs. (Rires.)

 

M. Jean Mallot. Excellent !

 

M. Jean Lassalle. Ils travaillent en tout cas beaucoup et tout cela est très positif.

 

Les dispositions prévues par cette proposition de loi, telle qu’elle nous revient de la commission mixte paritaire, vont dans le bon sens. Chacun se rend néanmoins compte que les dizaines de millions d’euros distribués aux actionnaires passent de moins en moins bien dans l’opinion, et de plus en plus loin des caisses de l’État… Il n’est vraiment pas possible de reconstruire la France dans ces conditions. Il faudra, après l’élection présidentielle, nous mettre d’accord avec les grands pays comme l’Allemagne, le Royaume Uni pour calmer ces grandes entreprises, qui n’en sont plus d’ailleurs, mais seulement des machines à faire des sous, afin de mieux former nos stagiaires.

 

Si je m’adresse à vous, madame la ministre, c’est que vous êtes aujourd’hui l’une des personnalités politiques les plus puissantes de France, vous avez le vent en poupe et vous faites avancer les choses ; car vous, au moins, vous vous occupez de votre ministère et de la tâche qu’on vous a confiée. Vous n’êtes pas comme certains à courir après le Sénat, ou comme d’autres après la mairie de Paris.

 

M. Marc Francina. Des noms !

 

M. Claude Bodin. Nous sommes en plein dans le sujet…

 

M. Jean Lassalle. Le problème qui me tient à cœur, c’est que ces étudiants ne trouvent pas de maître de stage, en tout cas pas suffisamment. De nombreuses PME seraient prêtes à embaucher des stagiaires et s’en occuperaient remarquablement bien. Malheureusement, elles ne peuvent pas le faire. Ainsi, dans ma modeste permanence, une quinzaine d’étudiants sont en recherche de stages, mais ils ne peuvent entrer en CFA ni en IUT, tout simplement parce qu’ils n’ont pas de maître de stage potentiel.

 

Voilà le problème dont je tenais à vous faire part, madame la ministre. Et je tenais à vous dire que j’ai beaucoup apprécié l’expression « étudiant des métiers ».

 

M. Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales. Très juste !

 

M. Jean Mallot. Vous avez gagné trois places !

 

M. le président. La discussion générale est close.

 

Intervention de Jean Lassalle sur l’Alternance et la sécurisation des parcours professionnels

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